Tensions entre pro-russes et pro-Maïdan en Crimée

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TENSIONS ENTRE PRO-RUSSES ET PRO-MAÏDAN EN CRIMÉE
TENSIONS ENTRE PRO-RUSSES ET PRO-MAÏDAN EN CRIMÉE

SIMFEROPOL (Reuters) - Plusieurs milliers de partisans et d'adversaires du nouveau pouvoir ukrainien ont manifesté mercredi devant le parlement régional de Crimée, région principalement russophone où devait se tenir un débat sur la destitution du président Viktor Ianoukovitch.

Quelque 2.000 personnes, majoritairement des Tatars, se sont rassemblés pour exprimer leur soutien aux manifestants anti-Ianoukovitch de la place de l'Indépendance à Kiev dont le mouvement de contestation, violemment réprimé par les forces antiémeutes, a provoqué la destitution de l'ancien chef de l'Etat ce week-end.

Face à eux, quelques 2.000 manifestants favorables à un rapprochement avec la Russie ont protesté contre les "bandits" qui ont pris selon eux le pouvoir dans la capitale.

Les deux camps étaient séparés par un cordon de police devant le Parlement, réunit en séance extraordinaire à la demande des élus pro-russes.

La Crimée, cédée à l'Ukraine en 1954 par Nikita Khrouchtchev, est la seule région ukrainienne où les Russes de souche sont majoritaires. La flotte russe de la mer Noire est par ailleurs basée à Sébastopol.

"La Crimée est russe", ont scandé des manifestants dans le camp pro-russe, en réponse au rassemblement concurrent où l'on pouvait entendre: "Ukraine! Ukraine!".

Des bus avaient été mis à la disposition des manifestants pro-russes originaires d'autres villes de la péninsule pour leur permettre de rejoindre Simféropol, la capitale régionale.

"Les Tatars sont nos ennemis maintenant. Ils sont aux côtés des bandits à Kiev. Nous devons nous défendre ou bien ce sera le chaos", a estimé Alexeï, militant pro-russe de 17 ans.

Selon l'agence de presse Interfax, une personne est morte, probablement d'une crise cardiaque, lors des manifestations. La victime ne présentait aucun signe de blessure.

Le président par intérim, Oleksander Tourtchinov, a évoqué mardi avec les agences de maintien de l'ordre des "signes dangereux de séparatisme", notamment en Crimée.

Moscou et les Occidentaux se sont quant à eux inquiétés des risques de partition du pays entre l'Est russophone et l'Ouest plutôt nationaliste et pro-européen.

(Alessandra Prentice; Julien Dury et Marine Pennetier pour le service français)

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  • combiera le mercredi 26 fév 2014 à 18:19

    les 2 s'inquietent parce qu'en cas de partition ils n'auront à coup sur pas la totalité, ni plus ni moins