Tennis - US Open (H) : Les incroyables révélations de Wawrinka

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Tennis - US Open (H) : Les incroyables révélations de Wawrinka
Tennis - US Open (H) : Les incroyables révélations de Wawrinka

Vainqueur de l’US Open dimanche soir en battant Novak Djokovic, Stan Wawrinka a révélé ensuite devant la presse qu’il avait pleuré et beaucoup tremblé cinq minutes seulement avant le début de la finale. Le Suisse a ajouté qu’il avait même eu énormément de mal à retrouver ses nerfs. Retour sur une conférence d'après-match passionnante.

« J’étais plus nerveux que jamais, je tremblais dans le vestiaire. Cinq minutes avant le début du match, quand Magnus (Norman) m’a donné les dernières instructions, j’ai même pleuré. Je tremblais totalement, j’avais envie de vomir, je ne me sentais pas bien, j’avais l’impression d’être au bout de ma vie. » Les journalistes présents en conférence de presse, dimanche soir, après la victoire de Stan Wawrinka en finale, en ont eu pour leur argent, avec ces révélations inattendues du Suisse sur son état quelques minutes encore avant le début du match. Un vrai combat dont le futur vainqueur du tournoi est sorti vainqueur, mais dont il a eu du mal à se remettre dans un premier temps. Ce qui explique son entame de match catastrophique face à un Novak Djokovic alors seul sur le court. « J’ai dû me sortir de la merde, se marrait Wawrinka, avant de redevenir plus sérieux. Désolé, mais je n’ai pas d’autres mots. »

Wawrinka : « Contre Evans, je me suis mis trop de pression »

Le Lausannois, vainqueur dimanche de son troisième titre en Grand Chelem, a ensuite évoqué justement cette étonnante aisance à empiler les trophées en Majeur et à ne compter qu’un seul tournoi à son actif en Masters 1000 par exemple. Ce qui a fait beaucoup rire Wawrinka là aussi. « Je m’en fous de ça, je suis heureux. Mais je suis d’accord : c’est vrai et c’est fou. Mais non, je ne peux pas vous expliquer pourquoi. Je crois qu’il n’y a pas de réponse. En tout cas, moi, je ne peux pas vous en donner une. » Les journalistes ont alors tenté d’en savoir plus sur l’efficacité redoutable du numéro trois mondial (au classement ATP avant le début de l’US Open) lorsqu’il se retrouve en finale, mais sans obtenir la réponse qu’il souhaitait réellement, Stan the Man s’embarquant dans une tirade sur sa montée en puissance dans ce genre de tournoi et sur cette balle de math sauvée au troisième tour du tournoi face à Daniel Evans. « Je sais qu’au début du tournoi, je ne joue généralement pas à mon meilleur niveau. En Grand Chelem, généralement, la seule pression que je ressens, c’est celle que je me mets. Contre Evans, je m’en suis trop mis, je n’étais pas assez relâché. Il n’y a jamais de match facile, j’ai dû me battre et trouver une solution. »

Wawrinka : « Je n’ai pas de limite d’âge »

Sachant que Wimbledon est désormais le seul Majeur qui manque à Stan Wawrinka, le Suisse a bien évidemment eu également droit à sa petite question sur le tournoi anglais, mais il a coupé court. « Est-ce que l’on parle de Wimbledon ? Non », a rétorqué l’ancien vainqueur de Roland-Garros, en revanche très enclin à parler de l’importance énorme de son entraîneur depuis 2013, Magnus Norman, dans sa métamorphose et ses résultats étincelants depuis cette période. « La part de Magnus dans mes succès est grande, c’est certain. Je travaille avec lui depuis trois ans. Depuis que j’ai commencé à travailler avec lui, j’ai trois Grand Chelem, un Master 1000 et je suis numéro trois mondial. » Le tout à 31 ans, âge qu’a choisi Wawrinka pour éclater au grand jour quand d’autres pensent déjà à l’après-tennis à ce moment de leur carrière. « Je sais que je suis plus proche de la fin », avoue le Suisse, qui précise néanmoins qu’il n’a « pas de limite d’âge ». On l’a compris : avec lui, rien n’est impossible.
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