Tennis: une année 2013 fort mouvementée

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2013 MARQUÉE PAR LE RETOUR GAGNANT DE RAFAEL NADAL
2013 MARQUÉE PAR LE RETOUR GAGNANT DE RAFAEL NADAL

par Eric Salliot

PARIS (Reuters) - Entre le retour ébouriffant de Rafael Nadal, qui a délogé Novak Djokovic de sa place de numéro un mondial, la domination sans partage de Serena Williams et l'incroyable sacre de Marion Bartoli à Wimbledon, la saison 2013 de tennis a été animée.

Voraces, Rafael Nadal et Novak Djokovic ont remporté 17 titres à eux deux et accumulé 149 victoires pour seulement 16 défaites.

Blessé durant tout le deuxième semestre 2012, l'Espagnol a zappé l'Open d'Australie pour revenir dans des tournois de deuxième catégorie sur terre battue.

Après une défaite en finale à Vina del Mar face au modeste Horacio Zeballos, il ne semblait pas de taille à pouvoir rivaliser avec l'élite. Grave erreur : il aligne trois titres, à Buenos Aires, Acapulco et Indian Wells.

La "bête" est de retour mais coince inexplicablement à Monte-Carlo, son deuxième domicile, face à Novak Djokovic.

Ce succès conforte le Serbe dans sa capacité à dominer son grand rival à Roland-Garros mais dans une demi-finale marathon, Novak Djokovic commet une erreur de débutant en touchant le filet après un smash victorieux.

Il avait alors le break au 5e set et Nadal y a vu un présage et a finalement arraché la victoire 9-7 au cinquième set.

Trois mois plus tard, les deux rivaux se retrouvent en finale de l'US Open.

S'il l'emporte, Novak Djokovic creusera un écart rédhibitoire mais, là encore, Rafael Nadal se montre plus solide mentalement et décroche son deuxième titre à New York.

Il assurera la place de numéro un en remportant deux matches de poule au Masters de Londres. Djokovic achève l'année sur un quadruplé unique (Pékin, Shanghai, Bercy et Masters) mais les deux combats homériques de Paris et New York pèsent lourd au final.

DEUX SECOUSSES À WIMBLEDON

Outre ce mano à mano, Wimbledon a offert une édition mémorable incarnée par le couple improbable qui a ouvert le bal du dîner des Champions, Andy Murray et Marion Bartoli.

Que l'Ecossais soit parvenu à mettre fin à 77 ans d'attente locale relève presque de la logique. Battu en finale par Roger Federer en 2012, le protégé d'Ivan Lendl a retenu la leçon au moment d'écrire l'histoire face à Novak Djokovic.

La veille, Marion Bartoli avait réalisé le rêve de sa vie. Six ans après avoir échoué face à Venus Williams, la Française a tenu ses nerfs face à l'Allemande Sabine Lisicki, surprise en train de sangloter pendant une finale à sens unique (6-1 6-4).

Quinzième mondiale au moment de son "hold-up", Marion Bartoli n'a pas eu à croiser la route d'une seule joueuse du Top 15 au long d'une quinzaine si aboutie qu'elle n'a pas abandonné le moindre set.

Ce 6 juillet 2013 restera une date à la fois magique et dramatique. Epuisée physiquement et émotionnellement, la Française va craquer le 14 août, quelques heures après une défaite à Cincinnati face à la Roumaine Simona Halep.

Que s'est-il réellement passé entre la balle de match et une conférence de presse larmoyante ? Elle seule le sait...

Toujours est-il qu'elle a depuis profité de la vie. Entre visites à Marseille - pour soutenir "son" OM - et distinctions en tous genres, elle n'a pas quitté la strastosphère médiatique.

La trentaine passée, Serena Williams, elle, n'a jamais perdu l'appétit. Elle en a même toujours voulu plus.

Avec onze titres et 480 aces frappés, elle achève l'année loin devant les autres, mais elle n'a toujours pas digéré ses couacs en Australie (Sloane Stephens) et à Wimbledon (Sabine Lisicki). Cela la rendra encore plus dangereuse en 2014.

En atteignant chacun une demi-finale dans un Grand Chelem, Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet ont sauvé la face dans le camp français.

Respectivement dominés par les Espagnols David Ferrer - à Roland-Garros pour le premier - et Rafael Nadal - à Flushing-Meadows pour le second -, ils ont montré des signaux encourageants. Mais l'écart reste sensible avec les cadors.

Une catégorie dans laquelle on ne sait si l'on doit inclure Roger Federer, 6e mondial et privé de finale majeure en 2013.

Edité par Jean-Paul Couret

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