Tennis: Tsonga mise sur son nouveau coach pour aller plus haut

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JO-WILFRIED TSONGA ESPÈRE FRANCHIR UN PALIER GRÂCE À SON NOUVEAU COACH
JO-WILFRIED TSONGA ESPÈRE FRANCHIR UN PALIER GRÂCE À SON NOUVEAU COACH

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Jo-Wilfried Tsonga a tranché, ce sera Roger Rasheed qui l'accompagnera désormais sur le circuit, un choix longuement mûri et qui ne doit rien au hasard.

Le numéro un français, septième à l'ATP, veut franchir un cap et compte pour y parvenir sur l'Australien, ancien mentor de son compatriote Lleyton Hewitt, ex-numéro un mondial, mais aussi d'un autre Français, Gaël Monfils.

"Retrouver un coach a été pour moi une évidence à partir du moment où j'ai arrêté avec Eric (ndlr: Winogradsky, après huit ans de collaboration, en avril 2011)", a expliqué Jo-Wilfried Tsonga lors d'une conférence de presse, samedi.

"Quand on a arrêté avec Eric, je me suis dit 'je souffle un peu et puis je vais trouver la bonne personne'. Ça a pris un peu plus longtemps que prévu mais je ne m'étais pas mis d'ultimatum pour trouver. J'étais bien tout seul, je me suis ouvert aux autres mais j'ai toujours cherché."

Son année et demie de liberté où il a cependant voyagé avec son kinésithérapeute et a toujours eu un préparateur physique, ne l'a pas pénalisé dans ses performances mais le Français était arrivé à un stade où il lui fallait trouver un nouveau soutien.

Même si d'autres noms lui sont venus à l'esprit, à force de recherches, Roger Rasheed a fini par s'imposer à lui.

"Il va beaucoup m'apporter, il a travaillé avec de très grands joueurs. Il a fait du très bon boulot avec Gaël (Monfils, de juillet 2008 à juillet 2011), il est très très bon techniquement, il connaît bien le jeu", a résumé Tsonga.

TROUVER LE GRAAL

"Je pense qu'il va m'amener un autre point de vue et le fait qu'il ait de l'expérience a guidé mon choix", ajoute-t-il.

Tsonga dit avoir pris contact avec Rasheed dès l'été dernier et avoir pris le temps de finaliser leur association qui a d'ores et déjà débuté.

Et il y croit dur comme fer, sachant qu'il peut encore devenir meilleur et atteindre - enfin - son rêve ultime : remporter un tournoi du Grand Chelem.

"Je suis perfectible dans tous les compartiments du jeu, reconnaît l'ancien finaliste de l'Open d'Australie, qui dit ne pas craindre le travail physique que risque de lui imposer son nouvel entraîneur, connu pour être un acharné en la matière.

"Cela ne me fait pas peur mais, si j'ai un entraîneur, je reste le maître des lieux. Je connais bien mon corps, ses limites, je reste très lucide", prévient-il.

Les deux tournois à venir, Bercy puis le Masters de Londres vont permettre d'approfondir la relation, avant que Tsonga ne rejoigne Rasheed en décembre à l'autre bout du monde, pour préparer la tournée australienne.

"Ce n'est que le début. On a encore besoin de discuter", dit-il. "Le travail commence maintenant, il faut mettre en place en projet vraiment solide."

"L'objectif est vraiment d'aller chercher un Grand Chelem. Le Graal, c'est vraiment ça. Le classement, c'est secondaire. C'est quand j'aurai réussi à aller plus loin dans les Grands Chelem que j'aurai la possibilité d'aller dans le top 4."

"PAS CETTE ATTITUDE"

Comme son nouveau protégé, Roger Rasheed pense qu'il est perfectible à plusieurs niveaux et se déclare heureux de travailler avec un Français qu'il juge "chaleureux".

Mais l'essentiel est ailleurs, pour l'Australien, il est dans le caractère fort et les ambitions du joueur qu'il se déclare "enthousiaste d'entraîner"

"J'apprécie sa personnalité. Je ne pourrais entraîner quelqu'un qui n'a pas une personnalité et de bonnes valeurs", a-t-il dit en conférence de presse.

"Il est le seul joueur qui ne soit pas dans le top cinq et qui ait battu les quatre grands (Roger Federer, Novak Djokovic, Rafael Nadal et Andy Murray) en Grand Chelem. Pour gagner un Grand Chelem, il faut y croire", ajoute-t-il avant de préciser sans concession :

"Il y a une mentalité répandue sur le circuit actuellement qui voit beaucoup de joueurs placer les quatre meilleurs au dessus des autres et ne se battre que pour la 'deuxième place'. Je trouve cela étrange et je n'aime pas cette attitude", dit-il.

"J'ai apprécié que Jo me décrive ce qu'il voulait réussir et me passe un message fort. Car, si on est convaincu que Federer Nadal, Djokovic, et maintenant Murray, vont remporter tous les tournois du Grand Chelem, autant rester un joueur du dimanche."

Edité par Jean-Paul Couret

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