Tennis: Sam Sumyk, la "French touch" de Victoria Azarenka

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par Eric Salliot

MELBOURNE (Reuters) - Six ans après Loïc Courteau, le coach d'Amélie Mauresmo, un autre entraîneur français, Sam Sumyk, a remporté le titre féminin de l'Open d'Australie samedi grâce à Victoria Azarenka.

Pour sa première finale de Grand Chelem, la Biélorusse a disputé une partie de rêve face à Maria Sharapova (n°4), humiliée 6-3 6-0.

Agé de 44 ans, né dans le Morbihan, Sam Sumyk, peu connu en France, récolte les fruits de son travail et de sa connaissance pointue du tennis féminin engrangés depuis le début de son expérience américaine.

Il en effet commencé à coacher l'Américaine Meilen Tu, devenue depuis sa femme. Il a ensuite collaboré avec les Russes Elena Likhovtseva (demi-finaliste à Roland-Garros en 2005) et Vera Zvonareva.

A l'issue du succès de sa protégée, il ne cachait pas son émotion. "Sur la balle de match, je suis ravi pour elle. Après, je pense un peu à moi. Je suis juste un témoin privilégié et c'est agréable", a-t-il dit.

"Je ne sais pas si c'est un accomplissement car ça sonne un peu comme 'on ne peut pas faire mieux'. Moi, j'adore entraîner", a-t-il ajouté.

Voilà un peu plus de deux ans que Sumyk a pris en main la Biélorusse, après une courte pige à la Fédération française de tennis en décembre 2009. Progressivement, il a amené l'athlétique biélorusse vers les sommets.

COUP DOUBLE

"Je vais peut-être surprendre, mais elle ne m'a pas surpris. Je la savais capable de faire ça depuis un moment. On espérait très fort que cela se passe comme ça et elle l'a fait. C'est fort car c'était quand même Sharapova en face", juge-t-il.

"Elle gagne un tournoi du Grand Chelem et elle fait coup double en s'emparant de la première mondiale. Si elle va devenir une cible ? Ce sont de bons soucis à avoir", estime le coach français, qui dresse le portrait d'une jeune fille vive et adaptée à son époque.

"Elle est bourrée d'humour, bourrée d'énergie, ça va à 10.000 à l'heure tout le temps et je suis trop vieux pour suivre", s'amuse-t-il.

"Elle est incapable de rester cinq minutes dans un canapé à discuter. Mais on ne peut pas l'attacher à un poteau, c'est comme cela qu'elle se sent bien. A elle de trouver le bon équilibre pour ne pas que cela influe."

Deux heures après cette finale de rêve, le bon vivant Sam Sumyk attendait patiemment dans le salon des joueurs que "Vika" en ait fini avec ses obligations médiatiques pour savourer un verre de Cabernet-Sauvignon. "Je l'ai un peu convertie mais de toutes façons, je bois pour deux", confie-t-il dans un sourire.

Edité par Pascal Liétout

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