Tennis: Nadal à Monte-Carlo, un "challenge" attend Tsonga

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VAINCRE RAFAEL NADAL, UN "SUPER CHALLENGE" SELON JO-WILFRIED TSONGA
VAINCRE RAFAEL NADAL, UN "SUPER CHALLENGE" SELON JO-WILFRIED TSONGA

MONTE-CARLO (Reuters) - Jo-Wilfried Tsonga est peut-être sur un nuage, d'avoir atteint pour la première fois le dernier carré du Masters 1000 de Monte-Carlo, mais samedi il pourrait en retomber bien vite à l'heure d'affronter Rafael Nadal, octuple tenant du titre.

Et le Français le sait, qualifiant lui-même de "super challenge" sa prochaine confrontation avec l'ancien numéro un mondial, aujourd'hui cinquième a l'ATP.

"Je prends ce match comme un super challenge. Soit je sors en héros, soit je sors comme tout le monde. Rafa a gagné ici huit fois, c'est juste monstrueux", a résumé Tsonga en conférence de presse, après avoir difficilement battu 6-2 2-6 6-4 le Suisse Stanislas Wawrinka.

"Il est comme un poisson dans l'eau", a-t-il ajouté sachant bien qu'il ne part pas avec les faveurs des pronostics quant on fait le décompte de leurs dix confrontations. Jo-Wilfried Tsonga n'a battu Nadal que deux fois sur dur et une fois sur gazon.

Il n'a rencontré l'Espagnol sur terre battue qu'une seule fois. Et ce n'est pas forcément le meilleur de ses souvenirs. C'était en Coupe Davis, à Cordoue en 2011, et l'Espagnol s'était montré intraitable (6-0 6-2 6-4).

"Ce qui m'avait surpris alors, c'est que deux jours après sa descente d'avion (il avait perdu la finale de l'US Open le lundi, NDLR), il joue aussi bien", a souligné Tsonga, un brin admiratif.

Le Français est revenu sur sa victoire compliquée face à Wawrinka, un adversaire qu'il savait coriace, plus encore depuis la victoire expéditive du Suisse, la veille face à Andy Murray, deuxième mondial.

"C'était un match serré. On a l'habitude de jouer ensemble et on a tendance à se neutraliser. J'ai sauvé dix balles de break sur douze et j'ai été un peu mieux physiquement que lui à la fin, ça m'a permis de prendre le dessus", a analysé Tsonga.

"En arrivant ici, j'étais sceptique car je n'avais rien fait la semaine dernière." Le Manceau accorde donc une importance toute particulière au fait de rallier pour la première fois le dernier carré d'un Masters 1000 sur terre battue.

"Chaque progression est encourageante. Ça me fait plaisir de faire taire ceux qui disent que je ne joue pas bien sur terre battue", a-t-il dit.

Eric Salliot, édité par Chrystel Boulet-Euchin et Gilles Trequesser

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