Tennis: Marion Bartoli coupe le cordon avec son père

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MARION BARTOLI PREND SES DISTANCES AVEC SON PÈRE
MARION BARTOLI PREND SES DISTANCES AVEC SON PÈRE

par Eric Salliot

LIMOGES (Reuters) - Grippée et grande absente de la rencontre de Fed Cup ce week-end face à l'Allemagne, Marion Bartoli a confirmé dimanche à Limoges qu'elle coupait le cordon avec son père Walter, qui l'entraînait depuis l'âge de douze ans.

"Je vais à Doha sans mon papa. Je serai très entourée. Au Qatar, c'est Nicolas Perrotte qui m'accompagnera parce que Xavier Moreau, qui est mon préparateur physique, ne peut pas venir", a expliqué la n°1 du tennis français à l'occasion d'une conférence de presse.

Nicolas Perrotte occupe un poste de préparateur physique au sein de la Fédération française de tennis (FFT).

"Un entraîneur tennis me rejoindra plus tard. Je ne sais pas encore si ce sera Amélie Mauresmo ou Gabriel Urpi. Pour la tournée Indian Wells-Miami, il y aura tout le staff de Fed Cup", a-t-elle ajouté.

Souvent en guerre avec les instances fédérales, Marion Bartoli prend ainsi à 28 ans un virage radical en se rapprochant clairement des structures mises à disposition par la FFT.

"Je ne sais pas si on peut dire que je suis liée à la Fédération", a toutefois souligné Marion Bartoli.

"J'ai un projet, une vision. Pour moi, l'idéal, ce serait quelqu'un qui pourrait m'aider à gagner mon Grand Chelem. Et je pense qu'Amélie peut le faire", a-t-elle poursuivi en faisant référence à la nouvelle capitaine de l'équipe de France de Fed Cup.

Régulière dans la zone du Top 10 grâce à sa relation exclusive avec son père, ancien médecin généraliste, Marion Bartoli assure ne prendre aucun risque particulier en s'éloignant ainsi de son désormais ex-entraîneur.

"Je pense pouvoir jouer au tennis assez correctement. Je peux tomber dans le vide sans filet en dessous ? C'est possible, mais je ne pense pas", a-t-elle dit avant d'expliquer qu'elle restait toutefois très proche de son père.

"Mon père a toujours voulu le meilleur pour moi, ce qui est remarquable. Il n'essaie pas d'avoir une espèce d'exclusivité. Ce n'est pas un conflit. Je l'ai tous les jours au téléphone, on est très lié, très en contact. C'est juste essayer de voir si je peux faire mieux. Cela vaut le coup d'essayer."

Désignée tête de série numéro neuf à Doha, Marion Bartoli doit affronter en début de semaine l'Italienne Francesca Schiavone et de son propre aveu, pas forcément dans les meilleures conditions physiques.

"Ma grippe était une fatalité. Je récupère doucement", a-t-elle expliqué.

Edité par Olivier Guillemain

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