Tennis: les quatre Français à terre à Madrid

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Tennis: les quatre Français à terre à Madrid
Tennis: les quatre Français à terre à Madrid

par Eric Salliot

MADRID (Reuters) - Le tennis français a connu un "jeudi noir" au Masters 1000 de Madrid où Jo-Wilfried Tsonga, tête de série n°4, Gilles Simon (n°9), Gaël Monfils (n°12) et Richard Gasquet (n°14) ont tous les quatre plié bagages.

Tous quittent cependant la nouvelle terre battue bleue madrilène sans regrets avec la perspective de retrouver l'ocre la semaine prochaine à Rome pour emmagasiner de la confiance avant Roland-Garros, qui débute le 27 mai.

Dernier à entrer en lice jeudi, Gilles Simon a calé à 23h48 face au Serbe Janko Tipsarevic, tête de série n°7.

Après avoir produit un gros effort pour recoller à une manche partout, le Français a connu un coup de barre physique rédhibitoire et s'est incliné 7-6 5-7 6-1 en deux heures 38, ratant ainsi l'occasion de défier le numéro un mondial Novak Djokovic.

"Il a vraiment très bien joué, il a trouvé le rythme en retour", a déclaré Gilles Simon.

"De mon côté, j'étais un peu fatigué et, en même temps, je ne m'entraîne pas pour jouer à minuit! J'avais l'impression d'être en plein décalage horaire. Je l'avais toujours battu mais cela avait à chaque fois très serré et ce n'est pas illogique qu'il parvienne à en gagner une (rencontre)."

Sur le Central, Richard Gasquet, 18e mondial, n'a pas existé face à Roger Federer, tête de série n°3.

Le Suisse s'est imposé 6-3 6-2 en seulement cinquante-huit minutes. Sans énergie, l'Héraultais, qui avait atteint la finale dimanche au tournoi d'Estoril, n'a opposé qu'une maigre résistance.

"Roger a parfaitement joué sur cette surface rapide. L'enchaînement Estoril-Madrid est dur physiquement pour moi. Maintenant, le bilan de ces deux tournois de terre battue est plutôt bon", a dit Gasquet.

"Je perds sur deux gros, (Juan Martin) Del Potro et Federer. La semaine prochaine, il y a Rome, où j'ai fait demi-finale l'an dernier", a ajouté le Français qui, comme beaucoup d'autres joueurs, a critiqué la surface utilisée à Madrid.

RIVIÈRE, CANNES À PÊCHE, COPAINS ET GLACIÈRE

Favori sur le papier, Jo-Wilfried Tsonga a lutté deux heures et 19 minutes avant d'être terrassé 7-2 dans le tie-break du troisième set (7-5 3-6 7-6) par l'excentrique Ukrainien Alexandr Dolgopolov (n°16), qui l'avait déjà dominé deux fois en 2011, à l'Open d'Australie et à Miami.

"Ça ne fait jamais plaisir de perdre tout court alors 7-6 au troisième set... A la fin, il a été meilleur que moi, il a pris sa chance. Ce n'est pas facile de se jauger", a dit Tsonga.

Le numéro un français, qui connaît actuellement le meilleur classement de sa carrière - cinquième -, ne cache cependant pas une certaine lassitude.

"J'ai connu une grande désillusion à l'Open d'Australie et j'ai du mal à remettre la machine en route", a-t-il admis.

"On est souvent sur la route et c'est dur de récupérer psychologiquement. Je vais aller à Rome et tenter de me refaire la cerise avant Roland-Garros. Là, je rêve d'une petite rivière, d'une canne à pêche, les copains, la glacière. C'est prévu cet été en juillet mais ça me paraît loin!"

Gaël Monfils a, lui, été outrageusement dominé par Tomas Berdych, 7e mondial. Le Tchèque n'a mis que 49 minutes pour s'imposer, ne cédant que quatre points sur sa mise en jeu.

"Il a été très bon, je crois qu'il a été très agressif. Les conditions l'avantageaient car il faisait sec et ça rendait le terrain plus rapide. Pour le défenseur, ça glissait un peu plus, ça amplifiait la difficulté", a expliqué Monfils.

"Je ne suis pas KO, je n'ai pas trouvé les armes. J'ai fait deux matches et demi ici à Madrid, j'ai un autre Masters 1000 la semaine prochaine à Rome. Je ne suis pas dans l'optique de me rajouter un tournoi à mon programme avant Roland-Garros."

Eric Salliot, édité par Chrystel Boulet-Euchin et Henri-Pierre André

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