Tennis: le remplaçant Gasquet savoure quand même le Masters

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par Eric Salliot

LONDRES (Reuters) - Le Français Richard Gasquet a vécu jeudi sa quatrième journée de premier remplaçant au Masters de Londres, où il ne voit toujours pas le moindre jeu venir.

Comme Jo-Wilfried Tsonga en 2009, le numéro deux français est tenu d'être disponible en cas de forfait. Et promis à ne pas fouler le court si les huit joueurs qui disputent ce tournoi sont au rendez-vous.

"Il faut être prêt, on ne sait pas ce qui peut arriver. Les journées sont longues, Jo m'avait prévenu", a-t-il dit à Reuters. "Je ne vis pas la semaine la plus excitante de ma vie. Tu es dans le tournoi sans y être."

Sa pige est tout de même rémunérée 75.000 dollars (environ 58.900 euros) et l'Héraultais de 26 ans savoure cette présence sur les bords de la Tamise où seuls sont admis les huit meilleurs mondiaux et leurs deux suivants au classement.

D'abord parce qu'après sa défaite précoce à Bercy, face au Sud-Africain Kevin Anderson, il se pensait condamné.

"Tout s'est joué le jeudi à Bercy", rappelle-t-il.

"Avec (Nicolas) Almagro, on termine avec le même nombre de points, c'est étonnant et le point de règlement me profite. J'ai été régulier cette saison et je pense mériter ma place de premier remplaçant. Maintenant que je suis ici, j'aimerais bien jouer..."

"POUR LES TCHÈQUES"

L'autre motif de satisfaction de Richard Gasquet, c'est qu'il pointe cette semaine au 10e rang mondial, son meilleur classement de fin d'année après 2007 (7e).

"Mais attention, si Almagro remporte un match lors de la finale de la coupe Davis, je finirai 11e. Je ne cache pas que je suis pour les Tchèques", nuance-t-il.

Gasquet tient au symbole : "Ça serait bien de finir dans les dix. Quand j'ai arrêté en 2009 (après son contrôle positif à la cocaïne-NDLR), j'avais conscience de ne pas être sûr de revenir à ce niveau. Ça a été énormément de travail et de souffrance."

Les faits sont là. Il vient d'achever la deuxième plus belle saison de sa carrière, ensoleillée par un titre, une finale en Masters 1000 à Toronto et une médaille de bronze olympique en double.

"Cinq ans après, je suis fier de ça, d'autant qu'on vit la période la plus difficile du circuit, dans le sens où ça n'a jamais aussi bien joué. J'en ai fait beaucoup pour revenir. On va essayer d'aller plus haut."

Maintenant qu'il a pris ses marques à l'O2 Arena, y revenir en 2013 en tant que véritable "maître" aurait une autre saveur.

Edité par Gregory Blachier

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