Tennis: Guy Forget voit la "bouteille à moitié pleine"

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PARIS (Reuters) - Guy Forget, qui a endossé cette année pour la première fois le costume de directeur du Masters 1000 de Paris-Bercy, préfère souligner la qualité du tennis pratiqué que de s'attarder sur le calendrier de l'ATP dont le tournoi parisien est régulièrement la victime.

L'ancien joueur et capitaine de Coupe Davis a dû composer avec les forfaits de Roger Federer et Rafael Nadal, avant de voir Novak Djokovic et Andy Murray quitter prématurément le tournoi.

Mais il préfère retenir le parcours de Jerzy Janowicz ou la présence de deux Français en demi-finale.

"J'ai tendance à voir la bouteille à moitié pleine. J'ai vu des matches exceptionnels. J'ai vu, pour certains, de belles histoires qui étaient en train de s'écrire. L'avenir nous dira si on est en train d'assister à quelque chose de fabuleux", a-t-il dit en évoquant la présence du jeune Polonais jusqu'en finale.

"Il y a aussi des choses qui nous amènent à réfléchir sur l'avenir du tournoi mais je n'ai pas été déçu parce que je ne me suis pas ennuyé et je suis rentré dans le vif du sujet très vite."

Guy Forget reconnaît néanmoins avoir joué de "malchance" avec les tous meilleurs. Les membres du "Big Four" avaient raflé les 17 derniers Masters 1000 et cette fois, ils sont inscrits aux abonnés absents.

La faute à un calendrier souvent remis en cause par les différents acteurs - joueurs et organisateurs - qui ont fatalement des intérêts divergents.

Cette année, Bercy pâtit du fait que le Masters de Londres - qui réunit les huit meilleurs joueurs encore valides de la saison - débute lundi, soit le lendemain de la finale parisienne.

LE TOURNOI EN FÉVRIER ?

"On a eu un peu de malchance, on ne va pas le nier. Pour autant, je vais à Londres la semaine prochaine pour continuer de discuter avec les dirigeants de l'ATP et les joueurs", a expliqué Forget.

"Les joueurs ont souhaité avancer le Masters pour avoir une fin de saison plus longue et pour parler de l'avenir. Je sais que certains sont conscients de ce qui s'est passé cette année, (...) Il faut préparer l'avenir."

L'avenir pourrait être, comme souvent évoqué, un changement de date du tournoi.

"Il semblerait que ce futur calendrier risque d'être repoussé, ce sont des rumeurs. Nous suivons cela de très près. Ce sont les joueurs et l'ATP qui sont maîtres de ce calendrier", a confirmé Guy Forget.

Le directeur entend bien faire valoir devant les instances que les joueurs qui disent la saison trop longue ne rechignent pas à aller disputer des exhibitions fort rémunératrices, en Amérique Latine, notamment.

"Que les joueurs jouent des exhibitions, cela ne me dérange pas. Mais il ne faudrait pas qu'à l'avenir, le tournoi puisse être pénalisé alors que parallèlement, des joueurs font des exhibitions (...) On va dès maintenant aborder ces problèmes et préparer l'avenir."

Guy Forget espère d'ailleurs que l'option de voir son Masters 1000 déplacé en février n'est pas totalement enterrée.

"Aujourd'hui, une vraie réforme importante est entreprise par l'ATP pour déplacer une tournée sud-américaine (de janvier-février-NDLR), placer Bercy en février, faire une tournée en indoor après l'Open d'Australie, avec Rotterdam, Marseille et Montpellier", a-t-il dit.

"Beaucoup de joueurs sont très favorables à ce genre de choses, notamment parmi les meilleurs."

Pour Forget, la solution la plus simple, dans l'immédiat, serait de remettre la semaine de récupération entre Bercy et le Masters.

Chrystel Boulet-Euchin, édité par Olivier Guillemain

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