Tennis: Gilles Simon et Richard Gasquet au 2e tour à Rome

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par Eric Salliot

ROME (Reuters) - Trois Français, Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon et Richard Gasquet, ont connu la victoire mardi au Masters 1000 de Rome, épreuve disputée sur la terre battue rouge du Foro Italico.

Si Tsonga est d'ores et déjà en huitièmes de finale, Gilles Simon et Richard Gasquet se sont qualifiés pour le deuxième tour.

Leurs compatriotes Gaël Monfils et Michaël Llodra ont, quant à eux, été éliminés dans des circonstances bien différentes.

Exempté du premier tour, Jo-Wilfried Tsonga, tête de série numéro 5, a connu une entame de tournoi tranquille face au Serbe Viktor Troicki, 29e mondial, dominé 6-3 6-2 en 1h10.

"Ce soir, contre Troicki, qui est un joueur besogneux, dans ces conditions assez lentes, c'est normal que j'aie l'avantage, j'ai fait parler ma puissance", a dit Jo-Wilfried Tsonga.

Comme beaucoup d'autres joueurs du circuit, le Français a apprécié le changement de cadre entre le tournoi de Madrid la semaine passée et l'épreuve romaine.

"Par rapport à la terre battue bleue, ce qui est appréciable, c'est que j'arrive à m'arrêter sur les glissades. A Madrid, vu que je suis assez lourd, j'avais tendance à continuer à rouler", a dit Tsonga.

Le Manceau découvrira son adversaire mercredi. Ce sera le gagnant du match entre l'Argentin Juan Martin Del Potro (n°10) et le Russe Mikhail Youzhny.

MONFILS DANS LE BROUILLARD

Gilles Simon, tête de série n°11, a signé sa 13e victoire de l'année sur terre battue face à l'Américain Donald Young, 49e mondial. Mené 2-5 dans le deuxième set, le Niçois a su faire le nécessaire pour éviter une prolongation et s'imposer finalement 6-2 7-5.

"Je manquais un peu d'énergie et je savais que ce serait difficile, j'avais deux priorités : gagner et aller me coucher", a dit Gilles Simon.

"J'ai profité de son gros manque de confiance. Il a suffi d'un gros point à 5-4 15-0 pour que sa machine s'enraye. Il a fini sur 12 fautes directes. Dans l'ensemble, je m'en sors bien."

C'est désormais une armada espagnole qui se dresse devant Simon. Il retrouvera d'abord Guillermo Garcia-Lopez - qu'il vient de battre à Madrid - avant un éventuel huitième de finale face à David Ferrer, tombeur mardi de Fernando Verdasco.

Richard Gasquet, tête de série n°16, a confirmé son aisance sur terre battue en dominant l'Autrichien Jürgen Melzer, 31e mondial et demi-finaliste à Roland-Garros en 2010. Après un premier set enlevé en 25 minutes, le Français a su contenir la fougue de l'Autrichien (6-1 7-6).

"Au début, il ratait tout et je me suis un peu relâché", a dit Gasquet. "J'ai de la veine de sauver deux balles de set à 2-5 car, comme j'ai été un peu malade ce week-end, je n'aurais pas aimé aller dans une troisième manche."

Mercredi, Richard Gasquet sera opposé à Paolo Lorenzi, 96e mondial et bénéficiaire d'une wild-card.

"Je suis ravi de jouer un Italien au prochain tour, comme cela ça se jouera sur un court normal", a estimé le Français. "Aujourd'hui, ce n'était pas évident de se concentrer sur ce court contigu. On aurait dit des Interclubs."

Gaël Monfils, tête de série n°13, a perdu pour la troisième fois consécutive face à l'Espagnol Juan Carlos Ferrero, 47e mondial. Malgré un départ idéal qui l'a vu mener 4-1, le Français a sombré 7-5 6-3 en 1h41.

LES REGRETS DE LLODRA

Après une accession aux huitièmes de finale à Madrid la semaine dernière, c'est une contre-performance inquiétante pour le Parisien, écarté des courts en avril après une blessure au flanc.

"Je n'arrive toujours pas à le battre, il a toujours le dernier mot, il doit bien aimer me jouer", a déclaré Gaël Monfils.

"J'ai été moins agressif, plus en retenue. Je ne l'ai pas fait, c'est ma faute. Ce qui m'énerve, c'est de faire attention à tout et de constater que je n'y arrive pas. Il faut que je bosse plus parce que, tennistiquement, je ne suis pas assez fort. C'est un travail de longue durée."

Avant Roland-Garros qui débute le 27 mai, Gaël Monfils se garde un joker au chaud, à savoir bénéficier d'une wild-card pour le tournoi de Nice, mais il ne veut pas "prendre de décision à chaud".

Opposé à Juan Martin Del Potro, neuvième mondial, Michaël Llodra a longtemps gêné l'Argentin, qui s'en est sorti de justesse (7-5 3-6 6-4).

"C'était un très beau match de ma part mais il y a forcément des regrets car j'ai deux balles de set dans la première manche", a dit Michaël Llodra.

"Dans le troisième set, je comble mon retard mais dans le dernier jeu il m'aligne avec ses passings et ses retours. Je l'avais joué à Marseille et Rotterdam et je savais qu'il fallait que je joue mon jeu d'attaque. Il semblait soulagé, en tout cas, il m'a dit que j'étais le meilleur volleyeur du monde."

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Guy Kerivel

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