Tennis - FFT : Bernard Giudicelli conteste le fondement des poursuites dont il fait l'objet

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Contesté de toutes parts, lâché par les anciens qu'il avait lui-même sollicités dès son arrivée à la présidence de la FFT, Bernard Giudicelli avait rendez-vous avec la justice ce mardi.

Sans surprise, la défense du président de la Fédération française de tennis a plaidé mardi devant le tribunal correctionnel de Bastia la nullité des poursuites pour favoritisme lors de la construction du centre de tennis de la Ligue corse de tennis, des faits qui remontent à 2013 alors qu'il était président de ladite ligue. Bernard Giudicelli, élu depuis février à la tête de la FFT, s'est présenté devant le tribunal aux côtés de Paul Navari, le maître d'oeuvre du chantier, lui aussi appelé à comparaître pour complicité dans ce dossier. La justice lui reproche un défaut de publicité lors de la construction d'un centre de tennis pour les jeunes à Lucciana, près de Bastia, un marché de 2,8 millions d'euros subventionné à 50% par le Conseil territorial de Corse (CTC), la limite à partir de laquelle une mise en concurrence transparente des entreprises doit avoir lieu.

Pas d'obligation de publicité pour l'avocat de Giudicelli

Un entrepreneur s'estimant lésé avait porté plainte, affirmant ne pas avoir eu connaissance du marché. La ligue corse avait fait paraître l'appel d'offres seulement sur son site web et non dans un journal professionnel. A l'ouverture du procès, l'avocat de M. Giudicelli a demandé à la présidente du tribunal la nullité de la citation à comparaître, et la nullité des poursuites. Me Bruno Quentin a notamment pointé que le montant de la subvention perçue pour la construction était pile de 50% selon lui et non «de plus de 50%», le chantier ne tombait pas selon lui sous le coup d'une obligation de publicité. Bernard Giudicelli, qui n'a jamais été condamné, comparaît pour la deuxième fois dans cette affaire, puisqu'il avait déjà été convoqué devant le tribunal correctionnel de Bastia en novembre 2015. Le tribunal avait alors donné raison à son avocat qui soutenait que la convocation de M. Giudicelli était trop imprécise pour lui permettre de préparer sa défense.

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