Tennis: Bartoli éliminée à Rome, Simon et Gasquet passent

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par Eric Salliot

ROME (Reuters) - Marion Bartoli, souffrant d'une laryngite, a été balayée mercredi 6-3 6-1 par Julia Görges, 29e mondiale, dès son entrée en lice au tournoi de Rome, alors que Richard Gasquet et Gilles Simon ont décroché leur billet pour les huitièmes de finale.

Habituellement bagarreuse, la numéro un française, tête de série numéro sept, a subi le jeu de l'Allemande, connue pour avoir remporté le tournoi de Stuttgart l'an passé.

Visiblement mal à l'aise sur le petit court 4, sans énergie, Marion Bartoli a essuyé une rafale de coups gagnants. C'est sa deuxième défaite consécutive au premier tour après son échec il y a dix jours à Madrid face à la Roumaine Sorana Cirstea.

"Cela fait une dizaine de jours que je traîne un virus", a fait savoir Marion Bartoli par téléphone après avoir été exemptée de conférence de presse par la WTA.

"C'est une sorte de laryngite. Sur le court, je me sens très faible. A la fin, j'avais des larmes de frustration. Après Charleston, je me suis soumise à une grosse préparation et c'est décevant que tous ces efforts soient anéantis", a-t-elle ajouté.

A dix jours de Roland-Garros, où elle a atteint la demi-finale l'an dernier, Marion Bartoli veut rester optimiste.

"En terme de résultats, je me retrouve dans la même situation que l'an dernier. J'avais obtenu le déclic au tournoi de Strasbourg. Cette fois, j'espère que ce sera à Bruxelles la semaine prochaine", a-t-elle dit.

"PLUS BLESSÉE QU'EN COLÈRE"

La numéro un française est également revenue sur sa probable non-sélection pour les Jeux olympiques, en s'en prenant une nouvelle fois aux dirigeants de la Fédération française.

"Je suis déçue que la Fédération me manque de respect", a déclaré Marion Bartoli, qui a promis dans une interview de mener une "guerre" contre les dirigeants fédéraux.

"J'ai employé le mot de 'guerre' avec un journaliste américain mais je suis plus blessée qu'en colère. Je m'exprimerai après les Jeux olympiques mais je ne veux pas perturber les filles qui peuvent encore se qualifier. Je ne comprends pas qu'on ne mesure pas tout ce que cela coûte pour arriver au haut niveau", a-t-elle ajouté.

Gilles Simon (n°11) et Richard Gasquet (n°16) ont, de leur côté, rejoint Jo-Wilfried Tsonga en huitièmes de finale de l'épreuve.

Alors que le Niçois a effectué une remontée fantastique pour éliminer l'Espagnol Guillermo Garcia-Lopez (6-4 2-6 6-4 en 2h30), l'Héraultais s'est promené (6-3 6-2) face à l'Italien Paolo Lorenzi.

Gilles Simon a signé un véritable exploit en comblant un retard de 4-0 dans l'ultime manche.

"Un tel renversement, je crois que ça ne m'est pas jamais arrivé. A 6-2 2-1, tout allait bien puis j'ai connu un gros trou. Je n'arrivais plus à gagner un jeu. A 0-4, il y avait plus de chances que cela se termine en 6-0 pour lui qu'en 6-4 pour moi", a dit Simon.

"Mais sur terre battue, les points il faut les faire. Imperceptiblement, je suis repassé au-dessus. C'est beaucoup de réussite car c'est une situation improbable."

GASQUET DEVRA "SORTIR UN GROS MATCH"

En huitième de finale, le Niçois retrouvera l'Espagnol David Ferrer, sixième mondial.

"Chaque fois que je l'ai joué sur terre battue, ça ne m'a pas réussi. J'ai fait quelques matches vraiment pas mauvais mais je faisais très peu de jeux. La dernière fois, à Cordoue, en coupe Davis, j'avais pris 6-1 6-4 6-1. Finalement, je sais ce qu'il ne faudra pas faire."

De son côté, Richard Gasquet, 22e mondial, n'a jamais été inquiété par Paolo Lorenzi, un garçon qu'il avait déjà copieusement dominé à Estoril.

"C'est clair que j'étais favori du match mais il avait déjà battu (Nicolay) Davydenko et j'étais assez stressé, je ne voulais vraiment pas perdre ce match. Je vais aborder mon huitième en forme, pas fatigué, contrairement à la semaine dernière à Madrid où j'avais affronté Roger Federer bien entamé."

Le Français défiera Andy Murray, quatrième mondial, contre qui il avait mené deux manches à zéro il y a deux ans à Roland-Garros.

"C'est sûr que si j'ai le choix de la surface face à Andy, je choisis la terre battue car le lift gicle bien. Mais il est toujours présent dans les demi-finales des gros tournois, il faudra que je sorte un gros match", a prévenu Gasquet, très prudent.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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