Tennis - ATP - Bercy : Andy Murray remporte son huitième tournoi de l'année pour son premier match comme numéro un mondial

le
0
Tennis - ATP - Bercy : Andy Murray remporte son huitième tournoi de l'année pour son premier match comme numéro un mondial
Tennis - ATP - Bercy : Andy Murray remporte son huitième tournoi de l'année pour son premier match comme numéro un mondial

Andy Murray, nouveau numéro un mondial, a étrenné dimanche de la plus belle des façons son nouveau costume de patron du tennis en remportant à Bercy son huitième trophée de l'année et son premier à Paris en s'imposant difficilement en finale face à l'Américain John Isner (6-3, 6-7, 6-4).

Arrivé en dauphin à Paris, Andy Murray est reparti en roi de l’AccorHotels Arena. Pour la première fois de sa carrière, Murray, qui étrennait son nouveau costume de patron du tennis mondial, a inscrit son nom au palmarès du Masters 1000 de Bercy à l’issue d’une finale remportée en trois sets aux dépens de John Isner (6-3, 6-7, 6-4). Le numéro un mondial (il le sera officiellement lundi au classement ATP réactualisé), vainqueur sur ce BNP Paribas Masters de son quatrième trophée d’affilée après Pékin, Shanghai et Vienne (il est invaincu depuis 19 matchs), ne pouvait fêter de plus belle façon sa place de numéro 1 qu’avec ce premier titre à Paris. Le Britannique, qui avait corrigé Isner une semaine plus tôt à Vienne, a cette fois connu les plus grandes difficultés pour battre le géant américain (2,08 m), devenu samedi le recordman du nombre d’aces en 2016 après son succès face à Marin Cilic. Le premier set avait, certes, tourné assez nettement à l’avantage d’un Murray pas malheureux, même si son maximum de réussite pour prendre les devants dans cette finale ne devait pas faire oublier quelques coups venus d’ailleurs. L’Ecossais avait profité d’un très mauvais jeu de service de son adversaire à 4-2 pour faire le premier l’écart. Isner manquant dans la foulée trois opportunités de débreaker.

Murray : « Si j’étais encore allé au tie-break, ça aurait été très difficile »

Redoutable au service mais aussi impressionnant sur les gifles de son coup droit dévastateur, le numéro 27 mondial gâchait à 4-3 pour lui dans le deuxième set trois nouvelles occasions (dont une sur une énorme faute alors qu’il était sur la balle) de prendre le service du numéro un mondial (ce qu'il n'a réussi qu'une seule fois dans sa carrière sur 40 balles de break obtenus au total !). Mais le tombeur de Jack Sock en quarts se rachetait sur un tie-break presque parfait. Isner ne servait que des premières balles (dont une à 228 km/h) dans ce jeu décisif à sens unique (7 points à 4) et égalisait logiquement à un set partout face à un Andy Murray qui ne s’était procuré aucune possibilité de breaker dans cette deuxième manche. Agacé, le natif de Glasgow montrait de plus en plus de signes d’énervement, s’en prenait - comme souvent - à son clan, et ne semblait pas habité d’une grande sérénité au moment d’aborder le dernier set face à cet Isner toujours plus agressif et venant gagner la plupart de ses points au filet (52 coups gagnants et 50 montées au total). Après sa victoire (sa huitième de la saison, sa 11eme en Masters 1000 pour un total de 43 trophées à ce jour), Murray a avoué qu’il craignait de devoir rejouer un deuxième tie-break face à un Isner qui en avait gagné sept depuis le début du tournoi et avait fait forte impression dans celui du deuxième set. « J’étais très nerveux car si j’étais allé au tie-break ça aurait été très difficile, car il est très fort au tie-break. »

Deux fautes d'Isner à la volée pour finir

Pourtant, le successeur de Novak Djokovic au top de la hiérarchie (et aussi le troisième Britannique à gagner à Bercy après Henman et Rusedski) a profité le premier du coup de moins bien de son adversaire, contraint de sauver deux balles de break à 2-1 et encore en difficulté, un peu plus tard, à 5-4 pour Murray. Isner servait alors pour égaliser à 5-5 et se rapprocher de ce fameux jeu décisif qui annonçait le pire pour le nouveau numéro un mondial. Mais en nouveau roi qu’il est, le Britannique a su régner sur la fin de match comme sur tout le tournoi en poussant deux fois de suite l’Américain à la faute en volée. D’abord sur un passing canon puis un autre, moins dangereux mais tout aussi travaillé. « Ça a été un grand match, très difficile, analysait le héros de la semaine au micro de CanalPlus Sport après avoir laissé éclater sa joie sur le court. Il a très bien joué jusqu’à la fin et a eu beaucoup d’occasions (…) J’ai laissé beaucoup d’énergie dans ce match mais je suis resté concentré. Je suis très heureux de remporter mon premier titre à Paris ». Battu pour la troisième fois de sa carrière en finale d’un Masters 1000 (pour autant de finales jouées), John Isner pourra regretter de ne pas avoir fait preuve de plus de lucidité sur cette fin de troisième manche. Mais, en face, il avait le nouveau numéro un mondial. Ce King Murray déjà solidement installé sur son trône.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant