Tennis: A Bercy, Forget va devoir composer avec le calendrier

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PREMIÈRE EXPÉRIENCE COMME DIRECTEUR DU MASTERS DE PARIS-BERCY POUR GUY FORGET
PREMIÈRE EXPÉRIENCE COMME DIRECTEUR DU MASTERS DE PARIS-BERCY POUR GUY FORGET

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Nommé il y a un an, Guy Forget connaîtra dans dix jours sa première expérience sur le terrain comme directeur du Masters 1.000 de Paris-Bercy qui pourrait être l'une des principales cibles de la refonte du calendrier international.

Dernier tournoi de sa catégorie à être disputé depuis la création du label "Super 9" en 1990, devenu "Masters 1.000" depuis, il pourrait devenir le premier de l'année en 2014.

L'ATP étudie, à la demande des joueurs, la possibilité de diminuer le nombre de semaines de compétition afin de leur offrir une plus longue période de récupération et de préparation en fin d'année.

Première conséquence et ce dès cette année, les Masters de Londres, qui réunissent les huit meilleurs joueurs de l'année civile, débuteront au lendemain de la finale parisienne et non une semaine plus tard comme auparavant.

"Etre collé aux Masters est extrêmement dangereux. En fin de saison, alors qu'ils sont fatigués, si les joueurs doivent faire un choix entre Londres et Paris, ce sera les Masters", a expliqué Guy Forget jeudi lors d'une conférence de presse.

"Aujourd'hui, une des options est de le déplacer en début de saison, en février, ce qui en ferait alors le premier Masters 1.000 de la saison. On passerait d'un extrême à l'autre."

L'ancien joueur et capitaine de l'équipe de France estime que les joueurs arriveraient plus frais et seraient plus enclins à disputer une épreuve proche de chez eux, la plupart des meilleurs étant européens. Pour lui, l'équation est simple.

"Les joueurs doivent jouer, l'ATP doit prendre ses responsabilités et nous, défendre nos tournois", a résumé Guy Forget, ajoutant qu'une décision pourrait être annoncée lors des prochains Masters, début novembre.

En 2012 et 2013, le tournoi aura en tout cas bien lieu en novembre, dans un POPB dont la rénovation complète devrait être achevée en 2015. En attendant, Guy Forget a découvert ce qu'était de passer "de l'autre côté de la barrière".

SOUS DE BONS AUSPICES

"Ce tournoi marche déjà très bien. Il faut continuer à chercher l'excellence. Les joueurs ont une vision très restreinte des choses, leur regard est centré sur leur nombril. Tout ce qui est bien leur paraît normal et ils se concentrent sur le moins bien", a-t-il dit en évoquant leurs critiques sur les vestiaires exigus, les hôtels ou les transports.

"Quand tu passes de l'autre côté, tu te rends compte du travail de fourmi que cela nécessite avec toutes les requêtes. Moi, si j'avais pu jouer 15 ans plus tard..."

"Les meilleurs sont comme ça, ils ont une telle exigence avec eux-mêmes qu'ils l'ont envers tout et tous."

Sans se montrer critique envers ses anciens camarades, Guy Forget relève que diriger un tournoi est un tout autre défi.

"Quand tu joues, c'est simple, l'autre va à droite, tu mets la balle à gauche et vice-versa. S'il est fatigué et pas toi, tu gagnes, a-t-il caricaturé. Le reste est beaucoup plus complexe que de gagner des matches."

Côté participation, Guy Forget ne semble pas très inquiet pour l'épreuve qui aura lieu du 29 octobre au 4 novembre.

"J'espère qu'il n'y aura pas de mauvaises surprises. A cette heure, il n'y a aucun retrait, même si je ne me fais pas d'illusion sur (Rafael) Nadal qui est blessé. Les autres devraient être là, (Novak) Djokovic a même déjà réservé un court d'entraînement à Roland-Garros pour mercredi", a-t-il dit.

"Mais tant qu'ils ne sont pas arrivés à l'aéroport, on ne peut rien prévoir."

Coté public, cela semble aussi sur les bons rails. Le taux de remplissage sur la semaine est déjà de 90% et les ventes de billet sont 20% plus élevées que l'an passé à la même époque.

Edité par Grégory Blachier

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