Tendance incertaine à Paris

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Sur le front macroéconomique, la banque centrale australienne a ce matin réduit ses taux à un niveau record de 2,75%, une surprise puisque les deux-tiers des économistes misaient sur un statu quo...
L'Asie est ferme, surtout Tokyo qui reprend plus de 3% après un long week-end de trois jours. Après deux séances consécutives de nette hausse, et de nouveaux records pour le DJIA et le S&P500, Wall Street a fini en ordre dispersé lundi soir. Les marchés américains avaient salué vendredi les chiffres meilleurs que prévu de l'emploi pour le mois d'avril. La séance a été assez calme outre-Atlantique en l'absence de statistique macroéconomique. Du côté des sociétés, les publications trimestrielles ont également été peu nombreuses en ce début de semaine... Le DJIA a fini en baisse de 0,03% à 14.969 pts, le Nasdaq a gagné 0,42% à 3.393 pts, et le S&P500 a encore progressé de 0,19% à 1.617 pts, enregistrant ainsi un nouveau sommet en clôture.

ECO ET DEVISES

Les chiffres de la production industrielle française de mars sont encore plus mauvais que prévu. Par rapport à février, la production se contracte de -0,9%, contre -0,3% anticipé par le consensus. Sur un an, elle plonge de -2,5%. La production manufacturière seule chute de -1% contre -0,5% anticipé, soit une contraction de -4,9% sur un an.
L'INSEE précise que sur la totalité du trimestre, la production est en retrait de -0,9% dans l'industrie manufacturière et de -0,4% dans l'ensemble de l'industrie. Sur ces trois mois, la production baisse légèrement dans les autres produits industriels (-0,6%). Elle baisse nettement dans les matériels de transport (-2,4%) et dans les industries agricoles et alimentaires (-2,1%). Elle baisse dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-0,7%), comment l'institut statistique. Seul le raffinage progresse (+7,9%).

Les commandes d'entreprises allemandes de mars sont attendues à 12h00 (consensus -0,5% m/m), avant à 21h00 les données sur le crédit à la consommation américain de mars (consensus 15.500 milliards de dollars).
La parité euro / dollar atteint 1,3080 ce matin. Le baril de Brent se négocie 105,15$ et le WTI 95,75$ pour l'échéance de juin. L'once d'or se traite 1.466$ (-0,23%).

VALEURS EN HAUSSE

* Société Générale : +5%. L'établissement a débuté son exercice 2013 sur un produit net bancaire de 5,088 milliards d'euros (-19,4%), un résultat brut d'exploitation de 1,02 milliard d'euros (-48,4%) et un bénéfice net part du groupe de 364 millions d'euros, même s'il ressort à 852 millions d'euros hors éléments non-récurrents. Les analystes attendaient un produit net bancaire de 4,97 milliards d'euros, un résultat brut d'exploitation de 891 millions d'euros et un bénéfice net de 281 millions d'euros pour la période, avec un impact important de la réévaluation de la dette propre sur les comptes. Le ratio "core tier one" de l'établissement, selon les normes dites "Bâle 3" atteignait 8,7% à la fin du premier trimestre. Le management a confirmé un objectif de 9,5% d'ici la fin de l'année. Sur la base des normes "Bâle 2.5", le ratio ressort à 10,6%. La banque rouge et noire va durcir son plan d'économies, avec pour objectif de générer 900 millions d'euros supplémentaires, soit 1,45 milliard d'euros sur la période 2012 à 2015.

* Legrand : +2%. L'entreprise a bouclé son premier trimestre 2013 sur un chiffre d'affaires de 1,09 milliard d'euros, en hausse de 0,6% en données publiées mais en retrait de -0,6% sur une base de change et de périmètre constants. La direction s'attendait à un effet mécanique de calendrier défavorable dans de nombreux pays. Le résultat opérationnel ajusté recule légèrement à 216,1 millions d'euros et matérialise une marge de 19,8% contre 20,4% un an avant. Le bénéfice net part du groupe est malgré tout en légère progression à 124,5 millions d'euros. La société a souffert au niveau du cash-flow libre, limité à 22 millions d'euros contre 80,8 millions d'euros un an avant. La dette financière nette recule légèrement à 1,17 milliard d'euros. Le consensus était positionné à 1,09 milliard d'euros de revenus, 218 millions d'euros de résultat opérationnel ajusté (19,9% de marge) et 130 millions d'euros de bénéfice net. Legrand est assez proche du compte, quoique légèrement en-deçà. Le management confirme que le groupe vise cette année une évolution organique de ses ventes comprise entre -2% et +2% et une marge opérationnelle ajustée avant prise en compte des acquisitions comprise entre 19% et 20% du chiffre d'affaires.

* Alcatel-Lucent : +1,5% avec CNP, BNP Paribas, Air France KLM et STM

* Crédit Agricole : +1,5%. La banque a débuté l'année sur un produit net bancaire trimestriel de 3,853 milliards d'euros (-26,2%), pour un résultat brut d'exploitation de 974 millions d'euros (-56,5%) et un bénéfice net part du groupe de 469 millions d'euros (+50,7%). Le consensus était positionné à 3,91 milliards d'euros de produit net bancaire, 983 millions d'euros de résultat brut d'exploitation et 397 millions d'euros de bénéfice net pour le premier trimestre. Côté ratios prudentiels, le "core tier one" ressort à 8,5% en application du régime transitoire, indique l'établissement, en ce qui concerne CASA. Le Groupe Crédit Agricole (qui comprend les caisses régionales) est lui crédité de 11% selon les normes actuelles et de 9,6% sur la base de la réglementation Bâle III intégrale.

* Axa : +1,5%. L'assureur a affiché un chiffre d'affaires trimestriel de 28,9 milliards d'euros, en croissance de 3% en glissement annuel, très proche du consensus (28,8 milliards d'euros). "L'année 2013 a bien démarré avec une croissance dynamique dans toutes les lignes de métier et un redéploiement du capital vers les marchés à forte croissance et le Direct. En vie, épargne, retraite, nous avons poursuivi le recentrage de notre activité vers des produits à plus forte marge, tandis que les tendances en matière d'augmentations tarifaires et la discipline de souscription se sont poursuivies en assurance dommages. Le redressement de nos activités de gestion d'actifs continue avec un deuxième trimestre consécutif de collecte nette positive, à la fois chez AXA Investment Managers et AllianceBernstein, pour un total supérieur à 8 milliards d'euros", a déclaré Denis Duverne, directeur général délégué.

* Natixis : +1,5%. La banque a publié un produit net bancaire de 1,8 milliard d'euros, en croissance de 3% en glissement annuel, pour un résultat brut d'exploitation qui croît dans les mêmes proportions (+3%) à 584 millions d'euros et un bénéfice net de 337 millions d'euros (+22%). Le consensus misait respectivement sur 1,725 milliard d'euros, 490 millions d'euros et 249 millions d'euros. Le ratio core tier 1 en Bâle 3 est de 9,4%. Le programme d`efficacité opérationnelle est en ligne avec l`objectif et représente 128 millions d'euros de réduction de charges cumulée au 31 mars 2013, dont 31 millions d'euros sur le seul 1er trimestre.

* Eurodisney : stable. Le parc de loisirs a vu son activité progresser de 3% à 567,7 millions d'euros au terme du premier semestre de son exercice 2012/2013, soit la période octobre à mars, pour une perte d'exploitation de -82,5 millions d'euros, proche de celle du précédent exercice. L'EBITDA est toutefois positif à 3,1 millions d'euros, après 1,7 million d'euros précédemment. Le semestre est en perte nette de -108,4 millions d'euros, contre -120,9 millions d'euros précédemment. La consommation de cash-flow a atteint 72 millions d'euros sur la période. La fréquentation a reculé de 6,8 à 6,7 millions de personnes en un an sur le semestre, mais la dépense par visiteur est en hausse de 4% à 45,97 euros en moyenne.

* PPR : inchangé avec Michelin et Carrefour

VALEURS EN BAISSE

* Alstom : -8%. Le groupe a amélioré ses résultats au terme de son exercice 2012/2013 clos le 31 mars dernier, mais sa marge est ressortie légèrement en-deçà des attentes. Le groupe a également fait une belle moisson de contrats qui ont gonflé le carnet de commandes, mais a aussi averti que la croissance serait atone cette année, et que l'objectif de renouer avec une marge de 8% pourrait prendre trois ans au lieu des deux annoncés initialement.
L'exercice s'est donc soldé par un chiffre d'affaires en croissance de 2% à 20,27 milliards d'euros, pour des prises de commandes en hausse de 10% à 23,77 milliards d'euros. Le résultat opérationnel s'est apprécié de 4% à 1,46 milliard d'euros, soit 7,2% de marge, et le bénéfice net a atteint 802 millions d'euros (+10%). Les analystes visaient 20,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 23,43 milliards d'euros de commandes, pour un résultat opérationnel de 1,51 milliard d'euros, soit une marge de 7,3%, et un bénéfice net de 925 millions d'euros. Le free cash flow annuel a atteint 408 millions d'euros, mais aucun consensus réel n'était disponible car les estimations étaient très variées. Il constitue en tout cas une belle amélioration par rapport à la perte de -573 millions d'euros comptabilisée lors du précédent exercice.
Nos perspectives de long terme restent solides, soutenues par des fondamentaux attractifs sur l'ensemble de nos marchés, a fait savoir le président Patrick Kron, cité dans le communiqué, qui fait en revanche état d'une performance à court terme qui devrait être impactée par des volumes de vente plus faibles qu'anticipés du fait d'un environnement plus difficile. Alstom vise ainsi une croissance organique annuelle modeste du chiffre d'affaires, une marge opérationnelle stable en 2013/14 et qui va s'améliorer par la suite pour atteindre environ 8% dans les deux à trois ans suivants. L'industriel va se concentrer sur sa génération de liquidités et promet un cash-flow libre positif pour chacune de ces prochaines années. Alstom n'avait jusque-là pas fourni de prévisions chiffrées précises pour l'exercice, mais avait donné des objectifs pour mars 2015, dont une croissance annuelle moyenne de l'activité de 5% d'ici là et une marge qui tendra vers 8%, tout en maintenant un free cash flow positif pour chacun des exercices.

* JCDecaux : -4%. Le groupe a réalisé 565,7 millions d'euros de chiffre d'affaires au premier trimestre 2013, en décroissance organique de -2,5%, JC Decaux l'estimant "globalement en ligne" avec ses attentes et reflétant une nouvelle dégradation de l'environnement économique européen, ainsi qu'une inflexion modérée du taux de croissance en Chine. La direction anticipe une stabilité organique du chiffre d'affaires au deuxième trimestre ("autour de l'équilibre"), avec une croissance positive au mois d'avril. JCDecaux espère continuer à surperformer le marché publicitaire mondial et saisir d'éventuelles opportunités de croissance externe.

* Bouygues : recule de 2% avec Alstom, suivi de Suez Environnement et de ADP

* Lafarge : -1%. Le groupe a connu un premier trimestre difficile, marqué par des conditions météorologiques très adverses pour le secteur de la construction, un calendrier pénalisant et une limitation de production en Egypte et en Algérie. En conséquence, le cimentier a vu ses revenus se contracter de -6% au premier trimestre 2013 (-4% à données constantes) à 3,136 milliards d'euros, pour un EBITDA en baisse plus marquée encore de -26% à 380 millions d'euros (-19% sur une base comparable), et un résultat d'exploitation courant en retrait de -53% (-38% sur une base constante) à 124 millions d'euros. Le résultat net est déficitaire de -117 millions d'euros après -60 millions d'euros un an avant. "Le premier trimestre représente traditionnellement une faible contribution à nos résultats, et ne préfigure pas des résultats de l'année entière. Nos perspectives restent inchangées, et nous continuons à anticiper une croissance de la demande de ciment sur nos marchés comprise entre 1 et 4 % en 2013", a précisé le président Bruno Lafont, qui a également confirmé les objectifs 2015.

Finance Plus, édité par lerevenu.com

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