Tendance hésitante à Paris

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(lerevenu.com) - Dans un premier temps orienté à la hausse en direction des 4.300 points, le CAC40, soumis à quelques prises de bénéfices, s'oriente finalement à la baisse peu avant 9h30, incapable de se hisser au-dessus de ce seuil symbolique.

Les marchés semblent avoir déjà sacré Janet Yellen, qui remplacera bientôt Ben Bernanke aux commandes de la banque centrale américaine, comme reine de la souplesse et de l'accommodation. Les investisseurs ne craignaient certes pas que la future présidente de l'institution fasse voler en éclats la politique de soutien de la Fed, mais ses déclarations semblent aller au-delà de ce qu'ils espéraient. Face au Sénat américain hier, Janet Yellen a en effet réaffirmé qu'elle comptait poursuivre la politique actuelle de la Fed tant que la reprise économique américaine ne sera pas plus vigoureuse. "Je considère impératif que nous fassions ce que nous pouvons pour promouvoir une forte reprise", a-t-elle déclaré, jugeant que pour l'instant, "les bénéfices du 'QE' (assouplissement monétaire quantitatif) dépassent ses coûts". La présidente désignée de la Fed, qui doit prendre ses fonctions le 1er février 2014, a aussi estimé qu'il n'y avait pas de bulle spéculative sur les marchés d'actions.

WALL STREET

Wall Street a fini dans le vert jeudi soir, permettant au DJIA et au S&P 500 d'afficher de nouveaux sommets, alors que Janet Yellen, future dirigeante de la Fed, a rassuré les marchés quant à l'évolution de la politique monétaire. Du côté des sociétés, Cisco a plongé de 11% outre-Atlantique après ses résultats trimestriels, et Wal-Mart a terminé quasiment stable. Le DJIA a clôturé en hausse de 0,35% à 15.876 pts, le Nasdaq a progressé de 0,18% à 3.972 pts, et le S&P500 a gagné 0,48% à 1.791 pts.

ECO ET DEVISES

En Europe, l'indice des prix à la production d'octobre dans la zone euro (11h00 : consensus -0,1% m/m) sera le seul indicateur d'envergure du jour. Aux Etats-Unis, l'indice Empire State de la Fed de New York en novembre (14h30 : consensus 5) sera suivi de la production industrielle américaine d'octobre (15h15 : consensus +0,2%) et des stocks de grossistes de septembre (16h00 : consensus +0,4%).

La parité euro / dollar atteint 1,3453 ce matin. Le baril de Brent se négocie 108,51$ et le WTI 94,79$ pour l'échéance de décembre. L'once d'or se traite 1.288$ (+0,12%).

VALEURS EN HAUSSE

* Vivendi (+3,20% à 18,81 Euros) : à fin septembre, le chiffre d'affaires consolidé s'élève à 16,190 millions d'euros, en baisse de -1% mais en hausse de +1% à taux de change constant. Le résultat opérationnel ajusté s'établit à 2,121 milliards d'euros, en retrait de -25,7%, ce qui reflète principalement le recul de SFR, de Groupe Canal+ et de GVT. Le résultat net, part du groupe est un bénéfice de 1.41 milliards d'euros (-15%). Les résultats sont un peu plus élevés que prévu. Les prévisions sont confirmées.

* Areva (+0,85% à 17,95 Euros) : la société a remporté un important contrat de services et de solutions pour accompagner EDF dans la maintenance et l'exploitation de huit réacteurs nucléaires. D'une durée de cinq ans, avec deux années supplémentaires optionnelles, le contrat porte sur des prestations globales d'assistance chantier pour les centrales de Chinon, Nogent et Belleville.

* Veolia (+0,50% à 12,36 Euros) : Dalkia, la filiale du groupe, s'est associée au fond canadien Fengate pour développer l'une des plus importantes centrales biomasse au Canada, qui sera conçue, construite et exploitée par Dalkia à Fort Saint James en Colombie Britannique. Le financement a été bouclé. La centrale aura une capacité de production électrique de 40 MW, assurée par la valorisation de 307.000 tonnes de biomasse par an, en provenance des entreprises forestières locales, des scieries et des populations nord-amérindiennes. L'électricité produite sera revendue à BC Hydro & Power Authority. Ce projet générera pour Dalkia un chiffre d'affaires cumulé pour l'exploitation et la vente de biomasse de plus de 600 millions d'euros sur 30 ans, soit 20 millions d'euros annuels.

VALEURS EN BAISSE

* Lexibook (-14% à 4,49 Euros) : en chute après la publication de comptes semestriels marqués par une forte dégradation de la rentabilité.

* Safran (-3,50% à 46,37 Euros) : l'Etat vend de nouveaux titres de la société, soit 3,6% du capital (15 millions d'actions), susceptible d'être portée à 4,7% du capital (soit un nombre maximum de 19,5 millions d'actions). Cette cession prend la forme d'un placement institutionnel accéléré. Au terme de ce placement, l'Etat restera actionnaire de référence de Safran, avec 23,5% de son capital, susceptible d'être réduit à 22,4% en cas d'augmentation de la taille de la cession. L'Etat entend par ailleurs demeurer, grâce à une participation au capital significative et au jeu des droits de vote doubles, actionnaire de référence de Safran à moyen terme.

* Air France-KLM (-0,15% à 7,18 Euros) : le PDG justifie ce matin le refus du groupe de recapitaliser Alitalia. Dans un entretien publié par 'Le Figaro', Alexandre de Juniac estime que le plan de sauvetage d'Alitalia est "incomplet", car il ne prévoit pas de restructuration de la dette de la compagnie italienne, une condition jugée indispensable par son actionnaire franco-néerlandais. "Un plan de redressement c'est un plan global, avec un volet industriel et un volet financier. Ce dernier aspect est clé pour que l'entreprise finance sa restructuration, se désendette et soit en mesure d'assurer son développement. Or nous constatons que la partie financière n'est pas au rendez vous. C'est pourquoi, de manière logique, nous n'avons pas donné notre accord", explique ainsi M. Juniac.

* Iliad (-4% à 167,65 Euros) : le groupe a publié ce matin un chiffre d'affaires plutôt bien placé par rapport aux attentes, mais des recrutements qui pourraient constituer une déception pour certains analystes. L'opérateur conserve cependant certains atouts dans sa manche avant les fêtes, notamment une offre mobile avec terminal sponsorisé, sur laquelle le marché spécule depuis plusieurs mois. Le chiffre d'affaires de la maison-mère de Free, après neuf mois d'activité, atteint 2,77 milliards d'euros, en croissance de 22,5% en glissement annuel. Sur le seul troisième trimestre, il ressort à 944,2 millions d'euros (+15,3%). Ce niveau est proche du consensus de place (937 millions d'euros). L'opérateur affichait 7,435 millions d'abonnés mobile et 5,58 millions d'abonnés haut débit au 30 septembre, des niveaux proches des attentes de la place, qui ressortaient respectivement à 7,436 millions et 5,582 millions d'abonnés. Ce la signifie également qu'avec 640.000 recrutements mobiles et 62.000 recrutements haut débit fixe, Free n'a pas de bonne surprise à fournir au marché, qui tablait précisément sur 641.000 abonnés mobiles et 64.000 abonnés fixes additionnels.

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