TEMOIGNAGE. «Quand j'étais migrante...»

le , mis à jour à 22:57
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TEMOIGNAGE. «Quand j'étais migrante...»
TEMOIGNAGE. «Quand j'étais migrante...»

«Aurais-je été cette même Française si on m’avait parquée dans une boîte à réfugiés ?» C'est la question que pose Andrada, 29 ans, dans un témoignage mis en ligne dimanche soir sur Facebook. Journaliste au Parisien, la jeune femme a longuement hésité avant de poster son texte, écrit sous le coup de l'émotion. A l'origine, les premières images de migrants syriens accueillis par des applaudissements lors de leur arrivée en train ce week-end en Allemagne. Elle est la première surprise par les messages de remerciement laissés par les internautes qui partagent son récit sur la toile.

Ce récit, que nous avons choisi de publier, c'est celui de la petite fille dont les parents ont fui la Roumanie pour la France en 1990. «Pas de Méditerranée à traverser, seulement l’Europe et sa succession de frontières.» Et la France au bout de «la route du paradis», «cette France qui m’a ouvert ses bras et ses bibliothèques».

«MAMAN, EST-CE QUE LA DISTANCE JUSQU’EN FRANCE, C’EST AUSSI LOIN QUE JUSQU’A LA LUNE ?»

J'ai dit ça à 5 ans, quand j'étais migrante

par Andrada Noa

La vidéo est courte, en direct, sans montage : la BBC montre un train de migrants débarquant à Munich sous les applaudissements de la foule. Welcome to Germany. On offre à un petit garçon une peluche, à une petite fille, des bonbons. Mes yeux se mouillent. J’aurais pu être un de ces enfants, il y a vingt-cinq ans. Et d’un coup me saisit la tendresse de prendre sur mes genoux la petite fille que j’étais, ou d’étreindre mes parents, de les remercier pour leur courage.

Au ventre, la même peur de mourir

En 1990, mes parents ont quitté la Roumanie, mon frère et moi les avons retrouvés un an plus tard. Pas de Méditerranée à traverser, seulement l’Europe et sa succession de frontières. Mais peut-être au ventre la même peur de mourir et, dans le cœur, le seul désir de vivre. Mon père avait essayé à plusieurs reprises de ...

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  • MgSo4 le mardi 8 sept 2015 à 06:28

    Vivement MLP en 2017 parce que ça devient du n'importe quoi ! C'est bien connu que tous les syriens sont ingénieurs et qu'ils ont l'envie de s'intégrer comme ce fut le cas pour les parents de cette femme. Ce que l'on reproche c'est pas qu'ils viennent d'ailleurs c'est qu'ils viennent d’ailleurs ET qu'ils ne veulent absolument pas s'intégrer, suffit de prendre les transports en commun pour se rendre compte de la situation culture désastreuse dans laquelle on est aujourd'hui...