Tellement plus qu'une finale

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Tellement plus qu'une finale
Tellement plus qu'une finale

Ils n'y croyaient plus. D'ailleurs, personne n'y croyait plus. Pas plus Rafael Nadal ou Roger Federer, que tous les amoureux de tennis ou les spectateurs massés à l'intérieur et à l'extérieur de la Rod Laver Arena à Melbourne. S'ils y avaient cru, on n'aurait pas vu cette émotion dans le public ces deux derniers jours, l'angoisse insoutenable dans le clan Nadal après la deuxième balle de match envolée hier, ou cette joie qui tenait du choc pour le Suisse après son succès en demie jeudi.

 

Et quand Rafa s'est allongé sur le court, victorieux, le stade était en délire. Parce que c'était lui, évidemment. Mais pas seulement. Aussi parce qu'après 4 h 56' de combat face à Dimitrov, on venait de les autoriser, de nous autoriser à mordre dans la madeleine, à remonter le temps.

 

Oui, cet Open d'Australie invite décidément à se souvenir des belles choses. En remettant au goût du jour, ce matin, une finale entre les soeurs Williams, du jamais-vu depuis... 2009. En redonnant corps, demain matin (en direct sur Eurosport et en gratuit sur C 8), à une affiche de rêve, un revival d'une des plus grandes rivalités du tennis, digne des Borg-McEnroe du temps jadis et même peut-être encore plus dingue.

 

Federer, 35 ans, avait disparu du circuit depuis six mois. Il était retombé au 17e rang mondial et n'avait plus humé l'air d'une finale en Grand Chelem depuis 2015. Nadal, lui, trentenaire meurtri par les blessures et la loi de Djokovic, seulement 9 e mondial, hoquetait loin des sommets en Grand Chelem depuis 2014. Autant dire que les imaginer se retrouver en ce dimanche de clôture pour l'explication finale tenait du fantasme voilà quelques jours quand chacun était plutôt préoccupé par la lutte entre Djoko et Murray. Mais les légendes sont éternelles. Rodgeur et Rafa viennent de le rappeler.

 

Art du jeu, travail et ambition

 

« C'est bien pour notre sport qu'on soit de retour, abonde Nadal, ravi et ...

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