« Téléramadan », la revue qui veut contrer les idées nauséabondes

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Téléramadan.
Téléramadan.

Les auteurs Mehdi et Badrou et le journaliste Mouloud Achour lancent, lundi, une revue littéraire qui parle d’islam et de la jeunesse française autrement.

« Nous sommes le Grand remplacement. » La première phrase de l’éditorial donne le ton. Avec Téléramadan, la revue qu’ils lancent lundi 6 juin, premier jour du mois du ramadan, les auteurs Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah, ainsi que le journaliste Mouloud Achour, ne demandent pas la permission. Ils la prennent.

Ces trois-là se connaissent depuis cinq ans. Ils ont notamment collaboré sur la web-série d’Arte, « Vie rapide », qui raconte la société française sous la forme d’instantanés toujours bien sentis. Téléramadan, leur dernier projet en date, a essuyé plusieurs refus avant de finir par sortir de l’imprimerie. Les maisons d’édition parisiennes sollicitées craignaient que la revue, qui veut faire exister une autre vision de l’islam dans le débat public, ne soit trop communautaire.

« Les gens sont effrayés à l’idée de parler d’islam autrement que sous le prisme de la laïcité, de la République. Nous, on veut en parler sous le prisme du vécu, de la réalité », explique Mehdi, 24 ans, dont six en tant que chroniqueur chez France Inter avec Badrou, lui aussi né en 1992. Déterminés à ne pas revoir leur concept initial au profit d’une version « lisse », ils décident de publier Téléramadan eux-mêmes. Depuis qu’il a sa propre émission culturelle sur le web, Cliquetv, Mouloud Achour, 35 ans, ancien animateur au Grand journal de Canal+, « refuse de céder quoi que ce soit sur le terrain de la création ».

« Nous sommes le présent » Editorial du premier numéro de Téléramadan En...

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