Télécoms-Trump choisit pour la FCC des partisans du laisser-faire

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    NEW YORK, 22 novembre (Reuters) - Le choix auquel le 
président-élu américain Donald Trump a procédé pour les experts 
destinés à exercer des responsabilités au sein de la Commission 
fédérale des communications (FCC) est synonyme pour l'avenir de 
plus de fusions et de moins de réglementation, de l'avis des 
analystes. 
    L'économiste Jeff Eisenach et Mark Jamison, un ex-lobbyiste 
de l'opérateur télécoms Sprint  S.N , ont été désignés par 
l'équipe de transition de Donald Trump pour superviser 
l'embauche et la politique de la FCC. Ils s'opposent tous deux à 
des réglementations récemment adoptées par le secteur des 
télécoms et ont par le passé apporté leur soutien aux 
méga-fusions. 
    La FCC est composée de cinq commissaires, dont l'un la 
préside. Ils sont nommés par le président des Etats-Unis mais 
doivent être approuvés par le Sénat. Seuls trois commissaires 
peuvent être du même parti politique et en choisissant le 
président de la FCC, Donald Trump ferait pencher la balance en 
faveur des républicains. 
    Ces deux nominations présagent d'une FCC "plus typiquement 
républicaine" qui sera plus souple en matière de réglementation 
et davantage focalisée sur la concurrence, explique Roger 
Entner, analyste chez Recon Analytics. "L'accent sera davantage 
mis sur la réduction de la réglementation que sur la création de 
nouvelles règles", dit-il. 
    Si cette politique était mise en oeuvre, elle trancherait 
avec celle menée sous l'administration Obama, caractérisée par 
une poignée de réglementations promulguées ou au moins proposées 
et par le blocage de certaines fusions, comme celle de Comcast 
 CMCSA.O  avec Time Warner Cable ou celle d'AT&T  T.N  avec 
T-Mobile  TMUS.O . 
    Sous la présidence du démocrate Tom Wheeler, la FCC a eu des 
relations tendues avec les grandes groupes télécoms, certains 
d'entre eux s'étant fermement opposés à l'autorité de régulation 
sur la "neutralité" de l'internet en 2015.  
     La neutralité du net repose sur des règles égales pour tous 
afin d'éviter un réseau à deux vitesses. Ces règles obligent par 
exemple les fournisseurs de services Internet à traiter toutes 
les données de la même manière et les empêchent de bloquer ou de 
ralentir l'accès des consommateurs aux contenus. 
    Elles sont considérées comme une grande victoire des 
entreprises de l'internet comme Google  GOOGL.O , maison mère 
d'Alphabet, qui offrent quantités de services en ligne mais ne 
possèdent pas elles-mêmes les tuyaux par lesquels transitent les 
informations. 
    Jeff Eisenach a soutenu les projets de fusion d'AT&T et 
T-Mobile et de Sprint et T-Mobile, rejetés par le régulateur 
durant la présidence de Barack Obama, soulignent les analystes. 
Il est connu dans le milieu des télécommunications pour être 
partisans de laisser les mains libres aux entreprises, déclare 
Spencer Kurn, analyste chez New Street Research. 
    "Celui qui sera choisi (en tant que président de la FCC) va 
probablement mettre en oeuvre une politique libérale du même 
genre", ajoute l'analyste de New Street Research. 
    Mark Jamison, directeur du Public Utility Research Center de 
l'Université de Floride, a le même état d'esprit. Opposant 
farouche aux décisions de Wheeler, il avait en particulier 
fustigé une proposition visant à ouvrir à la concurrence le 
marché de la location des décodeurs de télévision payante. 
    Ce marché de 20 milliards de dollars est monopolisé par les 
sociétés des télécoms et du câble et la mesure visait à 
encourager l'arrivée de nouveaux entrants tels que Google et 
Apple  AAPL.O  dans l'optique de faire baisser les prix. 
   
 
 (Malathi Nayak; Claude Chendjou pour le service français, édité 
par Wilfrid Exbrayat) 
 

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