Télécoms-Macron pas opposé à une consolidation

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    * Pas de position de principe sur le nombre 
d'opérateurs-Macron 
    * Pas de commentaire sur des discussions entre Orange et 
Bouygues 
    * Orange évoque une reprise des contacts lors d'un 
séminaire-sce 
    * TF1 réfute toute discussion avec Orange 
 
 (Actualisé avec source et contexte) 
    par Gwénaëlle Barzic et Jean-Baptiste Vey 
    PARIS, 10 décembre (Reuters) - Le gouvernement n'est pas 
opposé par principe à une réduction du nombre d'opérateurs 
télécoms en France, a déclaré jeudi le ministre de l'Economie 
Emmanuel Macron alors que les échanges ont repris sur un 
rapprochement entre Orange  ORAN.PA  et Bouygues Telecom. 
    Selon une source directement au fait du dossier, le PDG 
d'Orange, Stéphane Richard, a fait état d'une reprise des 
échanges avec Bouygues  BOUY.PA  autour de l'avenir de sa 
filiale télécoms lors d'un séminaire réunissant les membres de 
son conseil d'administration et de son comité exécutif qui a eu 
lieu lundi. 
    Orange n'a pas souhaité commenter cette information. 
    "Il s'agit d'une première étape. C'est un chantier qui est 
rouvert", a déclaré la source, selon laquelle les discussions 
portent notamment sur les moyens de surmonter les difficultés en 
termes de concurrence. 
    L'opération aurait en effet pour conséquence de refaire 
passer de quatre à trois le nombre d'opérateurs mobiles en 
France avec la création d'un nouveau géant qui détiendrait 50% 
de parts de marché dans le mobile comme dans le fixe. 
    Interrogé sur un tel scénario, le ministre de l'Economie 
s'est refusé à tout commentaire sur des "rumeurs de marché", 
tout en expliquant ne pas avoir de "religion" sur le nombre 
d'opérateurs.    
    "Je dis et répète que la consolidation n'est pas aujourd'hui 
souhaitable pour le secteur", avait pourtant estimé Emmanuel 
Macron il y a six mois lorsque le nouveau magnat des télécoms 
Patrick Drahi avait tenté de croquer Bouygues Telecom. 
 ID:nL8N0Z706S  
    La maison mère de l'opérateur, Bouygues, avait finalement 
opposé une fin de non-recevoir au propriétaire de 
Numericable-SFR  NUME.PA , douchant les espoirs de consolidation 
d'un secteur dont les marges et le chiffre d'affaires ont chuté 
avec l'arrivée d'un quatrième opérateur mobile en 2012. 
     
    DISCUSSIONS RÉACTIVÉES 
    "J'ai eu l'occasion de le dire sur la situation qui s'était 
présentée avec une offre (...), mais je n'ai pas de religion sur 
le sujet en général. Ce n'est pas une position de principe", a 
déclaré ce jeudi Emmanuel Macron à Reuters et à l'AFP après une 
réunion ministérielle à Matignon. 
    Orange avait déjà étudié le scénario d'une reprise de la 
filiale de Bouygues en 2014 avant de jeter l'éponge en raison 
notamment de divergences sur le prix. 
    Selon la source, Stéphane Richard n'a évoqué une reprise des 
discussions que sur les seules activités télécoms du 
conglomérat, également propriétaire du groupe de télévision TF1 
 TFFP.PA .  
    Lundi, l'agence Bloomberg avait rapporté qu'Orange était en 
discussions préliminaires avec Bouygues au sujet d'un rachat de 
ses activités dans les télécoms et les médias. 
    Le PDG de TF1 Nonce Paolini a pour sa part déclaré jeudi 
qu'il n'existait aucune discussion concernant un éventuel rachat 
du groupe de télévision privé par Orange, ajoutant avoir reçu 
des assurances de Martin Bouygues sur ce point.  ID:nL8N13Z1NN  
    Selon la source, les contacts entre Bouygues et Orange ont 
repris une fois terminé le processus d'enchères pour les 
fréquences 700 MHz, qui ont rapporté à l'Etat davantage que les 
2,5 milliards initialement prévus. 
    Prié de dire si la fin du processus des enchères qui ont été 
attribuées le mois dernier avait modifié la perception du 
gouvernement, Emmanuel Macron a répondu: "L'un n'était pas lié à 
l'autre mais il n'y a pas de position de principe du 
gouvernement." 
    Au moment du projet avorté de reprise de Bouygues Telecom 
par Numericable-SFR, le ministre, qui a déjà déclaré par le 
passé qu'il n'existe pas un nombre magique d'opérateurs, avait 
dit redouter les conséquences d'une telle opération sur l'emploi 
et les investissements. 
    Dans le scénario d'un rapprochement Orange-Bouygues Telecom, 
le risque d'une casse sociale serait limité, estiment les 
analystes d'Oddo Securities, en raison des 30.000 départs 
naturels prévus chez Orange à l'horizon 2020. 
 
 (Edité par Marc Joanny) 
 

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