Telecom Italia n'a pas été prié de vendre TIM Part., dit Patuano

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    MILAN, 6 mars (Reuters) - L'administrateur délégué de 
Telecom Italia  TLIT.MI , Marco Patuano, a déclaré au quotidien 
Il Sole 24 Ore que personne ne lui avait demandé de céder les 
activités brésiliennes du groupe, démentant ainsi des 
informations de presse selon lesquelles Vivendi  VIV.PA , son 
premier actionnaire, a fait pression dans ce sens.  
    Marco Patuano a participé il y a quelques jours à Paris à 
une réunion avec des dirigeants de Vivendi, ce qui a alimenté 
les spéculations sur la volonté prêtée au groupe français de 
peser sur la stratégie de Telecom Italia. 
    Plusieurs médias ont rapporté que Vivendi était de plus en 
plus insatisfait de la gestion de Patuano et qu'il envisageait 
de le remplacer. Des sources ont déclaré à Reuters que l'un des 
sujets de tension entre les deux parties tenait à la volonté de 
Vivendi de vendre la filiale brésilienne TIM Participacoes 
 TIMP3.SA , à laquelle s'opposerait Marco Patuano. 
    Dans un entretien à Il Sole 24 Ore, ce dernier dit n'avoir 
"jamais reçu" la moindre demande de cession de TIM Participacoes 
et ajoute continuer de croire au potentiel de développement de 
la filiale en dépit de la récession qui touche le Brésil.  
    "Notre stratégie consiste à investir dans les 
infrastructures dans le cadre d'un plan fondé en grande partie 
sur la croissance organique", a-t-il expliqué, précisant que 
d'éventuelles possibilités de partenariats devaient être 
étudiées mais qu'elles ne constituaient pas forcément des 
solutions pertinentes.  
    Telecom Italia a renoncé le mois dernier a fusionner TIM 
Participacoes avec son concurrent Oi  OIBR3.SA , un projet qui 
impliquait la société d'investissement de l'homme d'affaires 
russe Mikhaïl Fridman. 
     
    "LES ACTIONNAIRES SONT TOUJOURS SOUVERAINS" 
    "Des discussions que nous avons eues avec Fridman, il est 
ressorti clairement dès le départ que nous n'étions pas d'accord 
sur les rôles respectifs au sein du nouvel ensemble", a dit 
Patuano, ajoutant que Telecom Italia n'accepterait que d'être le 
"chef de file industriel" d'un groupe issu d'une telle fusion.  
    Interrogé sur la difficulté à défendre sa stratégie alors 
que Vivendi passe pour étudier son remplacement éventuel, Marco 
Patuano a répondu: "Les dirigeants ont toujours à répondre de 
leurs performances et les actionnaires sont toujours 
souverains". 
    Vendredi, Telecom Italia a démenti des informations du site 
d'information Dagospia selon lesquelles Patuano allait être 
remplacé par l'ancien dirigeant de la télévision publique 
italienne Luigi Gubitosi.  
    Le nouveau plan stratégique élaboré par Patuano prévoit 12 
milliards d'euros d'investissements en Italie d'ici 2018, 
notamment dans le déploiement de nouveaux réseaux fixes et 
mobiles à très haut débit.   
    Marco Patuano a déclaré à Il Sole que Vivendi avait approuvé 
ce plan avec "conviction".  
    Interrogé sur la volonté prêtée à Vivendi de voir Telecom 
Italia réduire ses coûts, il a répondu que son groupe affichait 
les meilleures marges d'Europe mais qu'il étudierait toute 
mesure susceptibles d'améliorer sa productivité.  
    Il a ajouté que Telecom Italia ne participait à aucune 
discussion sur un éventuel accord entre Vivendi et Mediaset 
 MS.MI , le groupe de médias de l'homme d'affaires et 
ex-président du conseil Silvio Berlusconi.  
    Vivendi, qui possède 23,8% du capital de Telecom Italia, 
s'est refusé à tout commentaire sur l'avenir de Marco Patuano à 
la tête du groupe. Une source proche du dossier a déclaré 
vendredi à Reuters que le français souhaitait des évolutions 
mais qu'il ne pouvait pas agir seul puisqu'il ne détient que 
quatre sièges sur 17 au conseil d'administration.   
     
 
 (Silvia Aloisi; Marc Angrand pour le service français) 
 

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