Téléchargement illégal : un pirate de 21 ans condamné à payer un million d'euros

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Téléchargement illégal : un pirate de 21 ans condamné à payer un million d'euros
Téléchargement illégal : un pirate de 21 ans condamné à payer un million d'euros

Le créateur d'une importante plateforme de téléchargements illégaux sur internet, un jeune homme de 21 ans, a été condamné mardi à 10 mois de prison avec sursis et plus d'un million d'euros de dommages et intérêts à Thionville (Moselle). Le tribunal correctionnel est allé au-delà des réquisitions du parquet, qui avait réclamé 6 mois de prison avec sursis. Et il a suivi toutes les demandes de dommages et intérêts des nombreuses parties civiles.

Ce jeune homme sans emploi, qui vit encore au domicile de ses parents en Moselle près de la frontière luxembourgeoise, doit théoriquement près de 270 000 euros à la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), plus de 200 000 euros à Warner, 165 000 euros à la 20th Century Fox, environ 154 000 euros à la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), 143 000 euros à Disney, près de 100 000 euros à Columbia Pictures...

«Mon client ne s'est pas enrichi du tout avec ce site»

«Généralement ce sont des sommes qui ne sont pas recouvrées», a précisé l'avocat du jeune pirate, Me Nicolas Rebbot. «Mon client ne s'est pas enrichi du tout avec ce site, il est incapable de payer», et les parties civiles «seraient perdantes à le poursuivre à vie», a-t-il assuré. «C'était un truc de gamin. Il faisait ça par esprit libertaire, la culture du partage» et pour une certaine notoriété, a estimé Me Rebbot. «Mais il a reconnu ses torts et veut désormais tourner la page.»

«C'est une décision satisfaisante. L'important était de faire reconnaître notre préjudice», a déclaré de son côté Me Yvan Diringer, l'avocat de la Sacem dans ce dossier. «Nous avons bien évidemment conscience de sa situation financière, aussi nous allons tenter un recouvrement de nos dommages et intérêts au vu de ses capacités», a poursuivi Me Diringer.

Au moment où les faits avaient été découverts, en 2011, son site «forumddl» comptait plus de 100 000 ...

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