Télé grecque fermée : indignation en France, grande prudence en Allemagne

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Télé grecque fermée : indignation en France, grande prudence en Allemagne
Télé grecque fermée : indignation en France, grande prudence en Allemagne

Stupéfaction, colère ou grande prudence. Les réactions européennes à la décision du gouvernement grec de fermer les chaînes de la télévision et radio publiques, sous la pression de ses bailleurs de fonds internationaux, sont loin d'être unanimes. La Commission européenne a pris acte du choix du gouvernement, mais insiste sur la nécessité d'un service public.

En France, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a qualifié de «symbole tragique» pour la démocratie l'«écran noir» qui s'affiche désormais. Tandis que l'Allemagne, qui passe dans certains pays européens pour celle qui impose l'austérité, préfère ne pas se prononcer sur le fond : elle estime qu'il s'agit d'une affaire intérieure grecque. Depuis lundi, les hauts responsables de la troïka ( (UE-BCE-FMI) ont repris à Athènes l'audit des comptes grecs et le contrôle des réformes parmi lesquelles figurent la réduction du nombre des fonctionnaires et la fusion ou la suppression des organismes publics.

Revue de détail des réactions.

La Commission européenne a pris note de la décision des autorités grecques de fermer la radiotélévision publique ERT. Il s'agit d'«une décision prise de façon pleinement autonome», indique-t-elle dans un communiqué. Toutefois, elle insiste sur la place «essentielle» du service public «dans la démocratie européenne», se félicitant que le gouvernement grec ait annoncé mercredi le dépôt d'un projet de loi sur la réorganisation de l'audiovisuel public, accusé d'être un foyer de clientélisme politique.

VIDEO. L'Union européenne réagit à la fermeture de la télévision publique grecque

Les journalistes en poste à Bruxelles demandent à l'UE d'agir

L'Association de la presse internationale (API), qui regroupe les correspondants en poste à Bruxelles, a estimé dans un communiqué que cette fermeture et le licenciement de près de 2.700 salariés étaient «indéfendables». Elle «appelle les ...

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