Teddy Tamgho est " très confiant "

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Teddy Tamgho est " très confiant "
Teddy Tamgho est " très confiant "

Teddy Tamgho, nous avons l'impression que vous vivez cette blessure différemment des autres?Je la vis différemment car c'est quelque chose que je connais très bien. Pour moi, il s'agit du problème physique le moins difficile que j'ai eu lors de ces deux dernières années. C'est un problème que mon corps sait gérer. Il n'y a pas de souci à se faire.D'autant plus que la blessure aurait pu être beaucoup plus sérieuse qu'une rupture partielle?Apparemment. Tout ce que je retiens c'est qu'il y a eu une rupture partielle et que là, je peux poser le pied par terre. C'est ce qu'il faut retenir.Est-ce que cela pourrait être un coup d'arrêt dans votre évolution et votre carrière ?Non. Tous les événements qui arrivent dans une carrière de sportif sont une bonne chose. Cela va me permettre de souffler, de me recentrer sur ce que j'ai à faire dans l'avenir car nous devons préparer trois grosses échéances avec les Championnats du monde en 2015, les Jeux Olympiques en 2016 et de nouveau les Championnats du monde en 2017. Je pense que cette année va me permettre de bien me reposer, me recentrer et repartir en pleine forme pour enchaîner ces trois années. On ne peut pas parler de coup d'arrêt.

« Il fallait que ça pète »

Cela voudrait dire que cette blessure est une bonne chose?Je pense que dans tout ce qui nous arrive, il y a du positif. C'est ce qu'il faut retirer. Il ne faut pas se concentrer sur le négatif.Comment expliquez-vous cette blessure ?Nous avons vu qu'il restait encore une cicatrice au niveau du tibia. Disons les choses concrètement, cette fragilité, il fallait qu'elle pète (sic.). Une fois fait, j'étais « libéré » car je savais que nous allions partir sur de bonnes bases.Vous dites « il fallait ». C'était donc une nécessité que ça casse ?Je pense que oui. L'os ne voulait pas se cicatriser car il y avait une fracture de fatigue. Malgré la cicatrice, il y avait toujours cette faiblesse. J'ai néanmoins gagné les Championnats du monde avec ce problème. J'ai réussi à faire 18 mètres avec ce problème, donc quand la blessure est arrivée je me suis dit que si j'arrivais à faire 18 mètres avec ça, j'arriverais à les refaire.

« En 2015, cela aurait été plus délicat »

Quand cela vous est arrivé, à quoi avez-vous pensé ?Avant de partir, j'avais des sensations étranges. Quand j'ai posé le pied au sol, j'ai entendu le bruit. Je me suis mis dans le sable et j'ai bougé les orteils pour voir s'il n'y avait pas une veine ou un tendon qui était touché. J'ai vu que ça allait. Je me suis touché le mollet pour voir si tout allait bien. A partir du moment où j'ai vu que tout allait bien, j'ai demandé à un ami d'enfance d'appeler les proches, le chirurgien pour préparer l'opération immédiatement. Au moment de la blessure il y avait Ivan (Pedroso, son entraîneur), Serge Hélan, Benjamin Compaoré et ils étaient étonnés de voir ma réaction car je rigolais. Je rigolais parce que cela devait arriver. Je me suis donc dit qu'on avait à faire ce qu'on devait faire et avancer.Il vaut mieux que cette blessure arrive maintenant que dans un an?Oui, clairement. Si c'était arrivé en 2015, cela aurait été un peu plus délicat car j'aurais eu en ligne de mire les Championnats du monde et la défense de mon titre. Vu que je suis qualifié d'office en tant que tenant du titre, cela aurait été plus difficile. Cette année, nous n'allons pas minimiser cette saison mais il est vrai que, si on la compare avec l'année 2015, il n'y a pas photo.

« Je suis très confiant »

Comment être sûr que cela ne vous arrivera pas de nouveau à l'avenir ?Il faut voir avec mon chirurgien (rires). Il y a eu pas mal de complications car nous avons mis du temps à comprendre les vrais problèmes qui ont provoqué cette faiblesse au niveau osseux. Maintenant, lors de l'opération, le chirurgien a mis tous les moyens en ?uvre pour renforcer le tibia. Vous êtes donc confiant?Je suis très confiant. Le chirurgien a tout d'abord réduit la fracture avant de prendre de la moelle osseuse de la crête iliaque pour la mettre sur la zone de fracture qu'il a vissée avec une plaque par-dessus. A l'intérieur du tibia, il y a un clou qui fait toute la longueur du tibia. Tous ces éléments servent à renforcer le tibia, à le décharger et c'est aussi grâce à ça que je peux marcher avec des béquilles. S'il n'avait pas fait tout cela, j'aurai été plâtre et ça aurait été beaucoup plus compliqué pour revenir.Quels sont les conseils qu'on vous a donnés pour le futur ?Il n'y en a pas eu énormément. En deux ans, nous avons réussi à trouver tous les facteurs de faiblesse et à partir du moment où nous les avons tous bien cernés, nous n'aurons plus de problème. J'ai eu des soucis au niveau de la cheville et, à partir du moment où nous avons trouvé tous les facteurs qui clochaient, je n'ai plus eu de problème. Pour le tibia, cela a pris un peu plus de temps mais, au final, ce sera le même résultat.

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