Tebas, la Liga des extrêmes

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Tebas, la Liga des extrêmes
Tebas, la Liga des extrêmes

Seul candidat à sa propre réélection à la tête de la LFP, Javier Tebas continue pourtant de diviser l'Espagne du ballon rond. Entre de nombreuses querelles avec les Ultras et des convictions affichées d'extrême droite, ses réformes du championnat annoncent un parti pris gênant en faveur du Barça et du Real.

Iago Aspas a l'humeur aigre. Le début de saison de son Celta Vigo n'approche pas les espérances initiales, mais c'est avant tout l'horaire de la troisième journée de championnat qui le chagrine. Ainsi, pour la réception de l'Atlético Madrid, la LFP décrète le coup d'envoi pour 13 heures. "La vérité, c'est que je n'aime pas cet horaire, entame l'attaquant du Celta. Je pense aux gens qui viennent avec des enfants qui jouent le samedi matin... Ce n'est pas un horaire normal même si Javier Tebas y a vu un moyen de faire du business." Pour sûr, nouveauté de cette Liga, les premières rencontres du samedi et du dimanche sont respectivement programmées à 13 heures et à midi pour "concurrencer la Premier League sur le marché asiatique", plaide le señor Tebas, président de la LFP espagnole. Car dans l'esprit de cet avocat de formation, l'argent prime toujours sur la passion, les affaires sur les supporters. Aujourd'hui démissionnaire puisque seul candidat à sa propre réélection, il continue de diviser au sein de la famille du ballon rond outre-Pyrénées. Pis, il s'apprête à être reconduit dans ses fonctions ce mardi au grand dam de milliers d'aficionados.

Tebas : "L'important, c'est que le Real et le Barça soient toujours devant"

À dire vrai, ces innombrables supporters lésés se révèlent être ceux de 40 des 42 clubs professionnels d'Espagne. De l'aveu même de Javier Tebas, élu pour la première fois à la tête de la ligue en 2013 avec 32 soutiens des présidents des 42 fanions concernés, "l'important pour la Liga, au niveau économique, c'est que le Real Madrid et le FC Barcelone soient toujours devant". Exit, donc, la renaissance de l'Atlético et les ambitions des FC Séville, Villarreal et autres Athletic Bilbao, clubs ô combien structurés sportivement mais qui ne boxent pas, économiquement parlant, dans la même catégorie que les mastodontes du Clasico. Cette segmentation entre colosses omnipotents et le reste de la meute se retrouve ainsi dans la répartition des droits TV. Renégociés l'an passé à hauteur de 1,3 milliards d'euros la saison à répartir entre les 20 clubs de l'élite dès l'exercice 2016/17, ces droits sont divisés plus équitablement mais font toujours la part belle aux deux sangsues blaugrana et merengue. Autant dire que les systèmes égalitaires anglais et allemand…




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