TCI persiste et signe chez Volswagen

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    par Maiya Keidan 
    LONDRES, 13 mai (Reuters) - Le fonds spéculatif TCI reproche 
au Land de Basse-Saxe de bloquer toute initiative visant à 
améliorer le fonctionnement de Volkswagen  VOWG_p.DE , a dit à 
Reuters un associé du fonds. 
    Dans une lettre adressée vendredi dernier au directoire et 
au conseil de surveillance du constructeur automobile, le fonds 
londonien réclamait déjà un changement du système de 
rémunération des dirigeants du groupe, qu'il juge 
sous-performants et surpayés.   
    "Il y a deux politiciens qui siègent au conseil de 
surveillance et qui bloquent la moindre tentative de la 
direction d'améliorer le fonctionnement et la productivité de la 
société parce qu'ils tentent de protéger l'emploi, ce qui n'est 
pas bon pour la santé de l'entreprise à long terme", a expliqué 
Ben Walker, associé de TCI. 
    Protéger l'emploi à court terme peut aboutir à supprimer des 
emplois à long terme, a ajouté Walker. "Ce que fait la 
Basse-Saxe ne tient pas debout", a-t-il lancé. 
    Une porte-parole du Land n'a fait aucun commentaire. 
    La Basse-Saxe, qui détient une participation de 20% dans 
Volkswagen, abrite le siège du constructeur automobile, ainsi 
que sa plus grande usine. Son Premier ministre Stephan Weil et 
son ministre de l'Economie et du Travail Olaf Lies font partie 
des 20 membres du conseil de surveillance. 
    "Cette industrie est l'une des plus concurrentielles au 
monde et pour l'heure Volkswagen a les mains liées à cause des 
décisions de la Basse-Saxe", a poursuivi Walker.  
    Même si le fonds ne détient que 2% des actions 
préférentielles de Volkswagen et aucune action ordinaire, 
l'entreprise, les syndicats et la Basse-Saxe ne peuvent rester 
sourds aux récriminations des autres investisseurs, a-t-il dit. 
    "Volkswagen gère une énorme division de services financiers 
et il doit tous les ans lever plus de 30 milliards d'euros sur 
les marchés de capitaux pour la financer; il ne peut donc 
ignorer les marchés (...) sans quoi c'est l'avenir de la société 
qui serait en péril". 
    Pour Walker, l'entreprise doit changer en partie pour 
assumer dans les deux à trois ans les coûts induits par 
l'affaire des tests d'émission truqués.     
     
 
 (Avec Jan Schwartz, Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 

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