Tchernobyl, vingt-cinq ans après

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REPORTAGE - Dans vingt-cinq ans la ville japonaise de Fukushima pourrait ressembler à Pripiat, cité ukrainienne martyre qui, du jour au lendemain, le 27 avril 1986, avait vu fuir dans la précipitation ses 50.000 habitants.

Résidant à deux kilomètres du réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl, les habitants de Pripiat ont abandonné tous leurs biens, ils sont montés dans des autobus, laissant sur place pour l'éternité les objets futiles de leur vie quotidienne, à jamais contaminés. Dans le gymnase de cette ville soviétique pionnière, qui fut construite en 1970 en même temps que la centrale, un arbre a poussé a travers les plinthes du parquet. Les cages de hand-ball sont restées en l'état comme, sur les murs, la devise: «Forts, courageux, habiles.» Au fond de la piscine, sous le plongeoir de cinq mètres, des débris de verre se sont amoncelés, les parois du bassin ont été taguées.

Dans l'école de Pripiat, qui faisait la fierté de ses habitants, l'émotion submerge le visiteur. Dans l'une des classes, le piano marron est resté debout. Sur le tabouret, une poupée. Dans des armoires, des livres scolaires éparpillés. L'un raconte «L'été des pionniers» et commence par

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