Tchaïkovski à la moulinette Tcherniakov

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Le metteur en scène russe a imaginé pour l’Opéra de Paris un spectacle qui fusionne l’opéra « Iolanta » et le ballet « Casse-Noisette ».

Jamais vu ça ! La nouvelle production signée par le metteur en scène russe Dmitri Tcherniakov, à l’affiche de l’Opéra national de Paris, explose de partout. Opéra d’un côté avec Iolanta, ballet de l’autre avec Casse-Noisette, casting de cent quatre-vingts chanteurs, danseurs, musiciens, artistes des chœurs et figurants. Ce programme mixte a tout d’un phénomène.

Tcherniakov a eu deux idées folles (au moins). La première est de présenter dans la même soirée Iolanta et Casse-Noisette, composés par Tchaïkovski et créés ensemble au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg en 1892. La seconde, délibérément extravagante, consiste à hacher menu le ballet pour en distribuer des morceaux choisis à trois chorégraphes : le Portugais Arthur Pita, le Canadien Edouard Lock et le Belge Sidi Larbi Cherkaoui. A l’origine, ils devaient même être cinq à se partager le gâteau, mais Benjamin Millepied et Liam Scarlett ont été délestés de l’opération. Un tiers pour chacun maintenant, six mains au total, Tcherniakov en chef pâtissier veillant sur ses marmitons-chorégraphes, autant dire que cette friandise de Noël historique qu’est devenu Casse-Noisette s’annonce drôlement tutti frutti.

A deux semaines de la première, le 9 mars, l’ambiance fuse joyeusement au Palais Garnier. A la bonne franquette mais pied au plancher. Les répétitions s’enchaînent tous les jours avec les trois chorégraphes qui attendent en retrait le moment de débouler dans le studio. Les horaires sont stricts : une heure quarante ...

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