Tchad : la grogne sociale se transforme en manifestations

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Tchad : la grogne sociale se transforme en manifestations
Tchad : la grogne sociale se transforme en manifestations

Le mécontentement des Tchadiens semble prendre de l'ampleur. Des habitants de la ville de Sarh (sud) et des lycéens de N'Djamena ont manifesté mardi pour dénoncer la pénurie de carburants, la cherté de la vie au Tchad et soutenir des enseignants grévistes qui réclament le paiement de primes. Des notaires, avocats et huissiers se seraient également joints au mouvement de grève, annonce également RFI.

A Sarh (500 km au sud-est de N'Djamena), tôt mardi matin, des habitants ont frappé sur des casseroles pour dénoncer à grand bruit le coût de la vie, selon des habitants joints par téléphone. Des groupes de manifestants ont également lancé des pierres sur la mairie et brûlé des pneus dans des rues, entraînant l'intervention de la police, selon les mêmes sources. 

«La hausse du prix des carburants et le non paiement des primes des examens des enseignants sont à l'origine du mécontentement», a expliqué l'un d'eux sous couvert d'anonymat. Plusieurs manifestants auraient été blessés, dont certains grièvement. Certains médias locaux évoquent le décès de deux manifestants, mais ce chiffre n'a pas été officiellement confirmé.

#Tchad : Un élève a été tué à Moundou par un camion citerne alors que les jeunes essayaient d'ériger des barricades.-- Sonia Rolley (@soniarolley) 11 Novembre 2014

«A l'appel de syndicats d'enseignants qui ne supportent pas la cherté de prix de carburant aux environs de quatre heures du matin, la ville s'est réveillée par un concert de casseroles», a ajouté cet habitant, assurant que  «toute la circulation est bloquée, aucun engin ne circule. Toutes les boutiques sont fermées ainsi que le marché de la ville».

Le pouvoir tente de calmer le jeu

A N'djamena, des groupes de lycéens sont également descendus dans la rue mardi matin pour manifester leur soutien aux revendications des enseignants. Les manifestants ont été dispersés par la police anti-émeutes.

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