Taxis : interdit d'exercer outre-Rhin, Uber défie la justice allemande

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Taxis : interdit d'exercer outre-Rhin, Uber défie la justice allemande
Taxis : interdit d'exercer outre-Rhin, Uber défie la justice allemande

Sanctionnée mais loin d'être coulée. La société américaine Uber de voiturage (VTC), qui permet aux usagers de commander un chauffeur privé par le biais d'une application sur ordinateur ou sur smartphone, est de plus en plus dans le viseur dans de nombreux pays européens. Fondée en 2009 et valorisée 18,2 milliards de dollars sur la base de son dernier tour de table en juin, Uber Technologies se présente comme une plateforme de contact entre particuliers et non comme un service de voiturage.

Condamnée mais toujours en activité

Cette fois-ci, le tribunal de Francfort en Allemagne a décidé par référé d'interdire au groupe américain Uber d'exercer ses activités dans tout le pays. La semaine dernière, la ville de Berlin a interdit l'exploitation du service sur la municipalité en s'appuyant sur le défaut d'assurance spécifique devant couvrir les trajets et imposé par la législation. Elle a été suivie par la ville de Hambourg qui a cependant maintenu son exploitation.

La société californienne s'expose à 250 000 euros d'amende par jour en cas d'infraction mais «Uber va continuer son activité dans toute l'Allemagne», a réagi le groupe dans un communiqué. Le service reste opérationnel dans le pays, a confirmé Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur Europe de l'Ouest d'Uber.

«Uber va faire appel et, si nécessaire, utiliser tous les moyens juridiques à sa disposition», a réagi la société. Suite au jugement, «nous évaluons la possibilité d'apporter des modifications au fonctionnement du service», a précisé Pierre-Dimitri Gore-Coty.

Mais il n'est pas inquiet outre mesure. Aux Etats-Unis, «il y a un an et demi, nous avions les mêmes batailles, dit-il. Uber est maintenant présent dans plus de 100 villes des Etats-Unis, 24 se sont ajoutées à la liste la semaine dernière».

Les chauffeurs de taxis allemands satisfaits

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  • M7093115 le mardi 2 sept 2014 à 18:11

    Mauvaise nouvelle pour les consommateurs Mais internet finira par faire exploser ces organisations obsolètes, inutiles....

  • opelin le mardi 2 sept 2014 à 16:43

    Décidément les lobbys de taxis sont puissants dans tous les pays d'Europe.On s'en f.out du consommateur, pourvu que les compagnies de taxi fassent des bénéfices.