Taxes foncières : une augmentation débridée

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Taxes foncières : une augmentation débridée
Taxes foncières : une augmentation débridée

(lerevenu.com) - Sur la période 2006-2011, la taxe foncière sur les propriétés bâties a augmenté en moyenne de 20,97% sur l'ensemble du territoire, selon l'observatoire de l'UNPI. Cette flambée est sans commune mesure avec l'inflation (+7,64% sur la période), avec la hausse des loyers du secteur privé (estimée à environ 7,86% par l'observatoire Clameur), la revalorisation des retraites (+7,94 %) ou encore l'évolution des salaires (+11,12% pour le Smic horaire brut entre juin 2006 et novembre 2011).

La taxe foncière augmentant beaucoup plus vite que les loyers, les salaires ou les retraites, «l'impôt foncier pèse de plus en plus sur le budget des ménages propriétaires, allant jusqu'à représenter parfois l'équivalent de trois mois de loyer, de salaire ou de retraite», dénonce l'UNPI. Et ce, alors que «la taxe foncière est déjà un impôt injuste en ce qu'il frappe de manière très inégalitaire les Français (en termes de taux d'imposition, l'écart maximum constaté est à peu près de 1 à 10)».

«Il ne faudrait pas qu'elle continue d'augmenter sans frein, sauf à devenir également un impôt confiscatoire», prévient Jean Perrin, président de l'UNPI. Pour éviter cela, les taux d'imposition doivent être bloqués, recommande-t-il. «L'augmentation des produits de taxe foncière ne devrait résulter que de la majoration légale et annuelle des valeurs cadastrales ou de l'élargissement naturel des bases d'imposition.»

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