Taux: petit épisode de volatilité puis retour au statu quo.

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(CercleFinance.com) - La séance s'est avérée volatile sur les marchés obligataires en fin d'après-midi.

Les T-Bonds US par exemple se sont dégradés de 4Pts -vers 1,885%- après les 1ers chiffres US à 14H30 mais ils sont revenus à la case départ vers 17H -à 1,842%- suite à la publication d'un sondage par téléphone' donnant le 'Brexit' légèrement devant le 'Britmain'... alors que de récentes enquêtes de la presse mainstream (aux mains de puissants groupes de presse internationaux) donnaient le 'brexit' archi battu, presque ridiculisé.

Les Bunds qui ont longtemps flirté avec les 0,19% ce mardi ont fini sur une détente de 3Pts de base à 0,483%, c'est à dire 100Pts de moins que les 'bonos' espagnols qui sont demeurés stables vers 1,49% (contre 1,485% la veille).

Absence totale de variation sur les 'gilts' britanniques -malgré le coup de 'volat' crée par le sondage qui a agité les indices boursiers- qui en terminent à l'équilibre, à 1,4330%, après avoir testé les 1,50% en intraday

Comme on l'a constaté, les statistiques contradictoires publiés aux Etats Unis se sont en quelque sorte neutralisées, les dernières venant tempérer l'optimisme initial.

C'est logique vu la chute de l'indice d'activité de la FED de Dallas à -20,8, après -13,9, contre une anticipation de -10.

Autre surprise, le décrochage de -3,5Pts de la confiance du consommateur US à 92,6... soit un 'plus bas' depuis 18 derniers mois.

Confiance en berne mais consommation en hausse: les dépenses des ménages progressaient de +1% en avril, alors que leurs revenus affichaient +0,4% (le taux d'épargne recule de 5,9 vers 5,4%).

Par ailleurs, l'indice des prix immobiliers 'Case-Shiller' d'avril s'affiche en hausse de +0,9% du prix des logements d'un mois sur l'autre et de +5,4% sur un an (c'est 0,2% de plus qu'attendu).

Le taux d'inflation 'PCE' (très surveillé par la FED) augmente de +0,3% en avril (+0,2% en 'core'), de +1,1% en donnée brute et de +1,6% en 'core' (hors variables volatiles): ce ne sont pas encore les 2% 'environ' qu'espère la FED pour orchestrer sa prochaine hausse de taux.

Pas d'inflation non plus en Europe: elle a été mesuré à -0,1% par Eurostat ce mois-ci en première estimation, après -0,2% en avril.

A noter également la chute inattendue de la consommation en Allemagne ( -0,9% au lieu de +0,9% anticipé) et l'effondrement de la consommation en Grèce: -4,5% en avril... 30ème mois de contraction d'affilée.

'La question grecque ne va pas perturber l'horizon immédiat', mais il est 'plus difficile d'être aussi affirmatif concernant le risque de Brexit', estime l'expert, alors qu'un gérant de Barclays Bourse estime pour sa part que 'la réunion de la BCE jeudi prochain devrait nous éclairer sur le timing de rachat d'obligations d'entreprises'.

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