Taux négatifs, nous entrons en terre inconnue

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Le siège de la BCE, à francfort. (© BCE)
Le siège de la BCE, à francfort. (© BCE)

S’il y a dix ans on nous avait dit qu’épargnants et investisseurs devraient un jour payer pour placer leurs capitaux, on vous aurait pris au pire pour un fou, au mieux pour un plaisantin. Nous voilà aujourd’hui avec des taux nominaux négatifs dans un certain nombre de pays, et sans calendrier de sortie.

En effet, depuis la crise de 2008 les banques centrales de pays de la zone euro, de même que des pays nordiques (hors Norvège), la Suisse, le Japon… ont recours à des politiques monétaires « accommodantes », qui conduisent aujourd’hui à des taux de plus en plus négatifs, ayant pour objectif affiché de soutenir la croissance et l’emploi.

Les niveaux positifs des taux à très long terme, en l’occurrence à trente ans, eux non plus, n’ont rien de rassurant (le temps de boucler cette lettre, le 10 juin, le Bund allemand à trente ans est passé de 79 à 61 bp et le taux à dix ans approche de zéro).

Dans le cas de la France, on observe que, après une remontée vers la mi-2015, les taux des OAT à cinq et dix ans poursuivent leur baisse, celle des OAT à cinq ans passant clairement en territoire négatif. Et il en est de même pour toutes les échéances jusqu’à six ans (-0,12% en juin 2016). Par ailleurs, le taux d’inflation évoluant aux alentours de zéro, les rendements nominaux coïncident plus ou moins avec le taux réel.

Et il n’est pas exclu que

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