Taux négatifs : la finance n'en peut plus

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Les taux d'intérêt négatifs commencent à poser de graves problèmes aux banques européennes (illustration).
Les taux d'intérêt négatifs commencent à poser de graves problèmes aux banques européennes (illustration).

Un vent de rébellion contre les taux négatifs souffle dans le monde de la finance. Et pour cause, la mécanique qui conduit des créanciers à payer pour prêter leur argent continue à jouer à plein. Près de 10 000 milliards de dollars de dette émise par les États coûtent désormais à leur détenteur plutôt qu'ils ne lui rapportent. Dans le sillage de la dette japonaise et suisse à 10 ans, la dette allemande à 10 ans a atteint ce mardi 14 juin un taux négatif pour la première fois de son existence, portée par la demande extrêmement forte des épargnants pour des titres financiers, jugés les plus sûrs du marché, ainsi que par les politiques exceptionnelles des banques centrales. La dette française à 10 ans, elle, ne rapporte plus que 0,4 % à son détenteur.

Une supernova qui va exploser

Selon un indice de Bank of America Meryll Lynch publié la semaine dernière, le rendement moyen des dettes publiques a atteint un plancher historiquement bas, à 0,67 %, soit la moitié du rendement encore observé en décembre ! Jeudi, le fondateur du plus grand fonds obligataire mondial, PIMCO, aujourd'hui à la tête de Janus Capital, s'en est inquiété sur Twitter : "10 000 milliards de taux d'intérêt négatifs, c'est une supernova qui va exploser un jour", a-t-il prévenu.

Une réalité encouragée par les banques...

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  • a.mabire le mardi 14 juin 2016 à 11:32

    Alors pourquoi le poids de la dette figure t'il encore comme un des postes les plus important du buget de l'état?

  • loto77 le mardi 14 juin 2016 à 10:18

    mais si la finance déverse le dixième de ce pognon sur l'économie réelle , ce sera 10% d'inflation par semaine ! et la mort rapide au lieu de la lente actuelle .

  • dratiser le mardi 14 juin 2016 à 10:09

    à qui la faute , quand l'argent rapporte plus que le travail l'economie virtuelle ne peut plus , ne doit plus survivre au detriment de l'economie réelle , que la finance nvestisse dans l'economie réelle , et tout ira mieux

  • M348281 le mardi 14 juin 2016 à 10:02

    La finance et tout le reste deviennent fous ! Sauve qui peut .