Taux: dégradation partout (USA, UK, Europe), sauf en grèce

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(CercleFinance.com) - - Les indices boursiers ont rebondi, mais la reprise technique n'a pas tenu la distance.

Difficile dans ces conditions d'expliquer le repli des marchés par une rotation sectorielle motivée par une résurgence de l'appétit pour le risque.

La trajectoire du pétrole qui s'apparente à une chute libre (-4,3% sur le NYMEX avec un nouveau plancher de 12 ans et demi à 31,7$) semble refléter des anticipations macro-économiques plutôt négatives et acter un renforcement des pressions déflationnistes.

Un phénomène étayé par En Chine un nouveau recul des prix à la production en Chine (-0,2%) pour le 46ème mois consécutif.

En Europe, l'indice de confiance Sentix chute vers 9,6, en-deçà du consensus (12,2), contre 15,7 en décembre: il retombe à son + bas niveau depuis janvier 2015.

La seule 'bonne nouvelle' du jour provient d'Espagne avec une envolée de +4,2% de la production reflète une réalité datant de 6 semaines tandis que le Sentix regarde vers le futur.

Le régime de douche écossais continue avec un enchainement de séance prenant le contrepied de la précédente : après l'embellie de vendredi (qui effaçait la lourdeur de jeudi), voici les OAT de nouveau à la peine et qui se dégradent de 3,5Pts à 0,92% et les Bunds se retendent de 3Pts à 0,54%.

Le 'spread' reste inchangé par rapport aux T-Bonds US qui affichent également +3Pts de base à 2,15%.

Les dettes 'périphériques' continuent de stagner ou reculer (pour la 3ème séance d'affilée): les BTP italiens affichent +2,5Pts à 1,586% et les 'bonos' espagnols sont manifestement attaqués (+9Pts à 1,803%) alors que les indépendantistes catalans viennent de se choisir un nouveau leader.

Le '10 ans' portugais se tend de 5Pts à 2,644% et les seuls emprunts d'état à se sortir d'affaire ce lundi, ce sont les bons du Trésor grec qui ont enregistré une spectaculaire détente de 8,80 vers 8,53%... un cavalier seul assez remarquable et qui tient à des déclarations pleines de confiance de hauts responsables politiques européens dans la capacité d'Athènes à respecter ses engagements (hyper-austérité, privatisations) et son échéancier de remboursement de prêts.

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