«Taubira reste prisonnière des vieilles lubies de 1968»

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INTERVIEW - Le député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, estime que les projets de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, impliquent la fin programmée des courtes peines.

LE FIGARO - Que vous inspirent les projets en cours?

ÉRIC CIOTTI - Mme Taubira reste prisonnière des vieilles lubies soixante-huitardes, qui considèrent par nature la sanction comme dangereuse. Elle veut privilégier l'impunité pénale comme moyen de lutte contre la récidive. Depuis sa nomination, elle a multiplié les annonces laxistes: suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, disparition des peines planchers, reniement de la promesse de M. Hollande de doubler les centres éducatifs fermés. Et là, encore plus grave, au prétexte de désengorger les prisons, c'est la fin programmée des courtes peines.

Mais pour des faits mineurs...

Absolument pas! On nous fait croire que les sanctions alternatives qu'elle va systématiser concernent des petits délits. C'est totalement faux! Cela couvre des peines de prison qui peuvent aller jusqu'à trois ou quatre ans ferme, puisque, déjà, les aménagements de peine se sont généralisés pour les faits punissables de de

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