Taubira «quitte le gouvernement sur un désaccord politique majeur»

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Taubira «quitte le gouvernement sur un désaccord politique majeur»
Taubira «quitte le gouvernement sur un désaccord politique majeur»

Elle a quitté la place Vendôme en vélo et en citant Aimé Césaire, «sur un désaccord politique majeur» avec François Hollande et Manuel Valls. Christiane Taubira a soigné sa sortie au point de faire (chose rarissime) sa propre déclaration, une heure avant la passation de pouvoirs avec Jean-Jacques Urvoas mercredi.

«Je choisis d'être fidèle à moi-même, à mes engagements, mes combats, mon rapport aux autres, à nous tels que je nous comprends», a-t-elle déclaré pour expliquer sa démission du ministère de la Justice qui a surpris jusqu'à ses collaborateurs. La situation n'était plus tenable, tant le désaccord sur le tournant sécuritaire qui a suivi les attentats de Paris et de Saint-Denis, mais surtout la déchéance de nationalité, était profond.

«Le péril terroriste qui nous menace est grave, imprévisible et nous avons appris à le traquer, nous nous en sommes donné les moyens, nous savons comment le combattre et nous avons montré que nous sommes bien déterminés à l'abattre. Mais je crois que nous ne devons lui concéder aucune victoire, ni militaire, ni diplomatique, ni politique, ni symbolique», défend-elle jusqu'au bout. Fidèle à ce qui a fait sa renommée, elle en appelle au poète Aimé Césaire : «Nous ne livrerons pas le monde aux assassins d'aube.»

Son successeur attend pour prendre la parole, mais la ministre démissionnaire prend le temps de défendre son bilan. «Durant des années, ce ministère a été appauvri», a-t-elle relevé, assurant l'avoir «profondément consolidé, modernisé». «Le premier atout de ce ministère, ce sont ses ressources humaines», a-t-elle insisté, mettant en avant le «plan de recrutement majeur» lancé sous sa gouvernance. De fait, comme en témoigne notre graphique ci-dessous (réalisé sur la base des chiffres fournis par la Chancellerie), le budget, comme les effectifs, sont en augmentation constante depuis 2012.

Du premier au dernier jour, la droite l'a ...

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