Taubira : l'antidépresseur de l'UMP

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Christiane Taubira était bien au courant des écoutes diligentées par la justice contre Nicolas Sarkozy.
Christiane Taubira était bien au courant des écoutes diligentées par la justice contre Nicolas Sarkozy.

"Taubira, démission !" est devenu une litanie pour l'opposition. Sous le feu des critiques de la droite depuis le début du quinquennat, la ministre de la Justice est aujourd'hui accusée d'avoir au moins menti aux Français, au pire intrigué contre Nicolas Sarkozy. Informée des écoutes de l'ancien président et de son avocat Thierry Herzog, ainsi que d'une partie de leur contenu, la garde des Sceaux, soucieuse de préserver l'apparence d'une justice indépendante, avait prétendu qu'elle n'en savait rien. Et de brandir pour se dédouaner des lettres de magistrats qui témoignent au contraire à sa charge. Une aubaine pour l'UMP qui a réussi le coup de maître de retourner une situation délicate pour Nicolas Sarkozy en couac gouvernemental, et de remobiliser - en partie grâce à son ennemi commun préféré - un électorat de droite déboussolé par la répétition des scandales qui ébranlent le parti. "Plus on tape sur Taubira, plus on remobilise notre électorat" Qu'elles soient ou non justifiées, ces attaques contre Christiane Taubira s'inscrivent dans une longue série de précédents. Évasions de détenus, affaire du bijoutier de Nice, tentative de mutation du procureur général de Paris pour cause de "sensibilité politique" différente... : militants et élus de droite ne manquent jamais de lui refaire le portrait et de réclamer son départ. L'été dernier, après les révélations sur le désaccord entre Manuel Valls et la garde des Sceaux...

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