Taubira dit qu'Hollande n'a pas interféré dans l'affaire Martin

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CHRISTIANE TAUBIRA ASSURE QUE LE CHEF DE L'ÉTAT N'A PAS INTERFÉRÉ DANS L'AFFAIRE AURORE MARTIN
CHRISTIANE TAUBIRA ASSURE QUE LE CHEF DE L'ÉTAT N'A PAS INTERFÉRÉ DANS L'AFFAIRE AURORE MARTIN

PARIS (Reuters) - La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a assuré jeudi que François Hollande n'avait pas interféré dans le transfert en Espagne de la militante basque française Aurore Martin, qui a suscité une vague de protestations.

Selon le site d'information Mediapart, le chef de l'Etat a validé la remise de la militante à l'Espagne après consultation "au plus haut niveau" des ministres concernés.

Mais la procédure prévue par le mandat d'arrêt européen "de juge à juge et qui s'impose au parquet de Pau ne constitue pas une extradition", explique Christiane Taubira dans un communiqué.

Elle exclut en outre "toute intervention du pouvoir exécutif, c'est-à-dire du président et du gouvernement", ajoute-t-elle.

Mediapart dit pour sa part s'appuyer sur une source à l'Elysée, pour qui l'interpellation d'Aurore Martin n'avait "pas de caractère fortuit".

"Les bonnes relations du président avec les autorités espagnoles et la volonté de renforcer la lutte antiterroriste facilitent ce type d'opération", aurait ajouté cette source.

Pour le site d'informations, la consultation des ministres concernés contredit les propos du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, affirmant n'avoir joué aucun rôle dans l'extradition de la jeune femme, qui n'était pas de son ressort.

L'exécution du mandat d'arrêt européen visant la militante basque était "une décision de la justice" qui a été "appliquée sous l'autorité du parquet général de Pau", a répété le ministre ces derniers jours.

Le Parti communiste estime qu'une éventuelle intervention de François Hollande serait "une véritable affaire d'État" et réclame "des explications claires et précises" sur les conditions de l'arrestation et de l'extradition d'Aurore Martin.

Aurore Martin, 33 ans, qui risque jusqu'à 12 ans de prison en Espagne, est soupçonnée par Madrid de soutien à l'organisation armée ETA en raison de son appartenance au parti Batasuna, vu comme lié aux activistes.

Or, les soutiens de la jeune femme reprochent à Paris d'avoir livré - au mépris du droit - un de ses ressortissants à un autre pays pour des faits qui ne sont pas condamnables en France, Batasuna y étant un parti légal.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • dhote le jeudi 8 nov 2012 à 14:49

    Qui ment? Taubira,Vals, Hollande? aucun ou tous un peu?

  • chatnour le jeudi 8 nov 2012 à 14:36

    Ce n'est simplement qu'une reprise de justice (une de plus !) : "En 2004, elle est condamnée par le conseil des prud'hommes de Paris pour licenciement injustifié et rupture de CDD « abusive » concernant son ancienne assistante parlementaire et doit lui verser 5 300 euro".

  • mlaure13 le jeudi 8 nov 2012 à 13:59

    ...ET ENCORE...faut-il s'opposer intelligemment et non démagogique ment !!!...