Taubira à propos des attaques racistes : «Ils n'auront pas mon suicide»

le
4
Taubira à propos des attaques racistes : «Ils n'auront pas mon suicide»
Taubira à propos des attaques racistes : «Ils n'auront pas mon suicide»

Quand la première femme noire à occuper un ministère régalien sort un livre sur l'esclavage*, impossible de ne pas l'interroger sur les attaques racistes quotidiennes qu'elle subit. Une fois de plus ce samedi, Christiane Taubira répond à ses infatigables détracteurs. Quoi qu'ils disent, «ils n'auront pas mon suicide», assure-t-elle auprès de Paris Match. Un terme choc en réaction aux critiques parfois sans limite dont elle peut être l'objet.

La garde des Sceaux sait que d'immenses combats restent à mener face au racisme, notamment le racisme ordinaire qu'elle dit avoir rencontré partout et dès son plus jeune âge. A l'école, à Cayenne, puis lors de ses études à Paris, et encore aujourd'hui dans sa vie politique.

«C'est de plus en plus violent»

«C'est en 2005, après les émeutes en banlieues, que je suis devenue noire», reprend-t-elle, consciente que la formule a déjà marqué les esprits. Et de réexpliquer : «Sans arrêt, on m'invitait sur les plateaux de télévision pour parler des Noirs. Je ne savais pas quelles compétences particulières j'avais, je n'ai pas fait des études spéciales sur les Noirs (...) Le système médiatique m'a enfermée dans ma couleur.»

Depuis qu'elle est entrée au gouvernement, c'est, selon elle, bien pire. Face à ceux qui l'estiment «laxiste» en matière de justice, elle fait le dos rond, répond normalement. C'est la fonction qui veut ça, il faut entendre les critiques. Mais face à ceux qui la traitent de «guenon», qui brandissent des bananes à son adresse, qui la comparent à un «tract ambulant pour le FN» ou la somme de «repartir là bas», la ministre de la Justice est intransigeante.

VIDEO. Taubira : «Pendant plus de trois mois on m'a traitée de guenon»

L'été dernier, Anne-Sophie Leclère, ex-tête de liste FN aux municipales à Rethel (Ardennes), avait été condamnée à 9 mois de prison ferme, 5 ans d'inéligibilité et 50 000 euros d'amende pour avoir comparé ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • kurki le samedi 9 mai 2015 à 13:13

    Quelle indigence d'esprit ! En plus, si elle n'attend rien de nous, qu'elle décampe !

  • janaliz le samedi 9 mai 2015 à 12:17

    n'est... je vais y arriver.

  • janaliz le samedi 9 mai 2015 à 12:17

    Là n'es pas, évidemment..

  • janaliz le samedi 9 mai 2015 à 12:16

    Qu'elle soit noire ou blanche, là ,'est pas le problème. Le problème est de son incompétence, comme de celle de l'ensemble de la troupe pingouinesque.