Tata et Thyssen discutent de leurs actifs acier en Europe-presse

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    FRANCFORT, 13 avril (Reuters) - L'indien Tata Steel 
 TISC.NS  et l'allemand ThyssenKrupp  TKAG.DE  discutent de la 
possibilité de réunir leurs actifs sidérurgiques européens au 
sein d'une coentreprise tout en passant en revue d'autres 
options, rapporte mercredi le journal allemand Rheinische Post. 
    Selon le quotidien, le modèle de rapprochement actuellement 
évoqué par les deux groupes prévoit que la part de chacun dans 
la coentreprise soit proportionnelle à la valeur des actifs 
apportés à cette entité. 
    Le Rheinische Post ajoute que Tata Steel est très intéressé 
par l'aciérie CSA, déficitaire, détenue par ThyssenKrupp au 
Brésil, que le groupe allemand avait, en vain, tenté de vendre 
en 2013.  ID:nL5N1781PD  
    Depuis que Tata Steel a annoncé, le 30 mars, son intention 
de vendre ses actifs britanniques, les bruits d'une nouvelle 
vague de consolidation dans la sidérurgie européenne, mise sous 
pression par le bas niveau des prix de l'acier et une vague 
d'importations chinoises à vil prix, se sont multipliés. 
 ID:nL5N1732B1   ID:nL5N174291  
    En début de semaine, Tata Steel a annoncé la vente à 
Greybull Capital, un spécialiste du redressement d'entreprises, 
de plusieurs de ses sites britanniques et de celui d'Hayange, en 
France, pour un montant d'une livre symbolique, un accord qui 
assure le maintien d'un tiers des 15.000 postes concernés par sa 
décision de se retirer de Grande-Bretagne.  ID:nL5N17E3VH  
    Selon le Rheinische Post, un éventuel accord entre Tata et 
ThyssenKrupp n'est pas imminent. 
    ThyssenKrupp s'est refusé à tout commentaire. Dans une 
lettre au personnel envoyé la semaine passée, le sidérurgiste 
écrivait qu'il n'y avait aucune raison de s'exprimer sur des 
rumeurs d'accord, ajoutant toutefois qu'une consolidation serait 
"un pas en avant".  
    Wilhelm Segerath, président du comité d'entreprise de 
ThyssenKrupp, a dit à Reuters qu'une fusion éventuelle n'avait 
pas été évoquée par le conseil de surveillance, où il siège. 
    "Ca ne veut rien dire; on ne peut pas envisager une fusion 
sans nous", a-t-il déclaré.  
    "La société participe de temps en temps à des discussions 
sur les perspectives stratégiques d'activités particulières. De 
telles discussions font partie du travail normal de la direction 
et nous ne faisons aucun commentaire à propos de conjectures 
portant sur de telles discussions", a réagi Tata Steel, répétant 
ce qu'il avait déjà dit récemment.   
 
 (Maria Sheahan et Georgina Prodhan, Benoit Van Overstraeten 
pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 

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