Tarnac-Le parquet requiert huit renvois en correctionnelle

le , mis à jour à 17:51
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PARIS, 7 mai (Reuters) - Le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de huit personnes membres d'un groupe d'ultra-gauche dans l'affaire dite "de Tarnac", liée à des sabotages de lignes SNCF en 2008, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Pour trois d'entre eux, il a requis le renvoi en correctionnelle pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, une qualification qui n'a pas été retenue pour les autres, a-t-on précisé, confirmant une information du Monde. Cette qualification est requise pour Julien Coupat, 40 ans, présenté comme "l'idéologue" et "animateur" du "groupuscule", sa compagne Yildune Lévy, 31 ans, et son ex-petite amie Gabrielle Hallez, 36 ans. L'avocate de Julien Coupat et de Yildune Lévy n'était pas joignable dans l'immédiat. Le parquet a estimé que les faits commis à l'encontre du réseau ferré français "s'inscrivaient dans le cadre d'un plan concerté" par un "groupuscule à l'idéologie extrémiste dont quelques membres allaient basculer dans le terrorisme", indique une source judiciaire. Le ministère public estime toutefois que seuls Julien Coupat, sa compagne et son ex-compagne peuvent être considérés comme ayant "pris part à la mise en oeuvre du projet terroriste", ajoute-t-elle. Les sabotages qui leur sont reprochés n'avaient fait aucun blessé. Mais pour le parquet, "la finalité terroriste du groupuscule ne saurait être nuancée par l'absence de victimes humaines". Le représentant de la SNCF avait estimé en 2009 que le préjudice provisoire pouvait être évalué à près de 66.000 euros pour la seule nuit du 25 au 26 octobre 2008, selon une source judiciaire. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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