Tanzanie : deux morts dans un attentat contre une église

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Tanzanie : deux morts dans un attentat contre une église
Tanzanie : deux morts dans un attentat contre une église

Pour la première fois, alors que les tensions sont vives entre chrétiens et musulmans, la Tanzanie a été touchée par un attentat visant une église. Un engin, pour l'heure indéterminé, a explosé dimanche en pleine messe sur le parvis de l'église St-Joseph Le Travailleur d'Olasiti, un quartier d'Arusha, principale ville du nord de la Tanzanie. Selon un dernier bilan, deux personnes ont été tuées et trente autres ont été blessées. Les autorités ont aussi annoncé l'arrestation de six suspects, dont quatre Saoudiens.

Un «acte terroriste» selon le président tanzanien

La police refusait pourtant de se prononcer sur l'origine de l'explosion, mais le chef de l'Etat, Jakaya Kikwete a lui officiellement confirmé dans un communiqué qu'il s'agissait d'un attentat. «Il s'agit d'un acte de terrorisme perpétré par (...) des ennemis du pays», a déclaré M. Kikwete. Ses auteurs «doivent être traqués sans relâche par nos forces de l'ordre, où qu'ils soient dans le pays ou à l'étranger et traduits en justice», a-t-il poursuivi.

«Les enquêtes se poursuivent et six personnes viennent d'être arrêtées dont quatre Saoudiens qui sont en train d'être interrogés», a déclaré le gouverneur de la province d'Arusha Magesa Mulongo, précisant que les deux autres suspects étaient tanzaniens. Il n'a pas donné de détails sur les faits leur étant exactement reprochés.

Les tensions entre chrétiens et musulmans grandissent

Depuis quelques mois, les tensions entre chrétiens (environ la moitié de la population, dont une majorité de protestants) et musulmans (estimé à un tiers de la population) sont grandissantes alors qu'ils cohabitaient pacifiquement jusqu'à présent. Les plus récentes sont survenues en début d'année dans la région de Mwanza, à environ 500 km à l'ouest d'Arusha, autour d'un conflit sur l'abattage du bétail de boucherie, traditionnellement réservé aux musulmans.

Début avril, la police avait été...

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