Tant qu'il reste l'ivresse

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Vinnie Jones a joué avec ses parties, Maradona l'a regardé dans les yeux, il a été invité par le pape, et pourtant. Pourtant, si l'on devait garder pour la vie une image de Paul Gascoigne, ce serait celle d'une gourde lâchée en plein visage lors d'un championnat d'Europe à la maison. Pourquoi ? Tout simplement pour ça.

Sur le coup, c'est un cri d'alarme : "Essayez d'être Paul Gascoigne une semaine dans votre vie. Et vous verrez. Je suis assailli partout où je vais, et cela m'atteint les nerfs. Je voudrais que vous le compreniez. Je ne suis que l'un des vôtres. Je n'utilise pas du papier à cinq épaisseurs aux toilettes et je ne me baigne pas dans du lait." Prendre un bain avec Gazza est pourtant une expérience. Plusieurs fois, au cours de la carrière du gamin de Newcastle, c'est là que l'histoire démarrait. Là où il commençait à chauffer ses partenaires pour continuer la soirée. Dans son autobiographie, Gazza : My Story, publiée en 2004, Paulo s'interrogeait alors : "Si je reste sobre, est-ce que je vais devenir une personne ennuyeuse ? J'étais toujours drôle quand j'étais bourré." Paul Gascoigne est alors en Arizona, dans sa chambre, et il goûte à l'une de ses premières cures de désintoxication. Drôle, Gazza l'a toujours été. Il avançait comme ça, le sourire aux lèvres. Au cœur de ses tourments, l'international anglais exprima souvent sa volonté de "retrouver cette joie de vivre permanente" qui l'animait hier. À l'esprit vient alors une image qui est le plus beau condensé de la vie selon Gazza. Il faut remonter le temps, gratter l'histoire d'une nation qui accueillait alors le premier championnat d'Europe de son histoire, trente ans après le seul sacre de son histoire. Paul Gascoigne n'était pas encore né.

Le souffle de Gazza


1996, Paul a alors vingt-neuf ans. Le temps des blessures semble enfin derrière lui. Terry Venables, son ancien patron à Tottenham, a pris les commandes de la sélection en 1994 et l'a même rappelé dans le groupe national en juin 95 pour un match amical contre le Japon. Dès lors, Gascoigne devient un membre incontournable de l'armée qui doit défendre les couleurs de la nation britannique lors du championnat d'Europe. C'est une question d'honneur. Lorsqu'il débarque au printemps, Gazza vient de claquer un doublé coupe-championnat avec les Rangers. Glasgow commence doucement à dévorer les démons de Gascoigne, mais l'Angleterre attend tellement de lui qu'il ne peut en être autrement. Venables sait comment gérer son poulain. Problème, Paul s'est toujours laissé envahir par une pression intérieure. Il sait la pression populaire qui pèse sur ses…


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