Tamgho : " Il ne faut pas oublier que ce n'est que du sport "

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Tamgho : " Il ne faut pas oublier que ce n'est que du sport "
Tamgho : " Il ne faut pas oublier que ce n'est que du sport "
Fauché par une nouvelle grave blessure alors qu'il effectuait son retour à la compétition, vendredi soir à Doha, Teddy Tamgho a fait preuve d'une lucidité remarquable avant d'être opéré d'une rupture du tendon d'Achille. Le Français le sait, sa carrière est peut-être déjà terminée.

Teddy Tamgho est tombé tant de fois. A chaque fois, le Français s’est relevé, avant de mieux s’envoler dans ce qu’il sait faire de mieux : sauter. Vendredi soir à Doha, pour la première étape annuelle de la Diamond League, le Parisien n’avait qu’une envie, montrer à tout le plateau mondial qu’il était encore une fois de retour après une suspension pour trois manquements lors de contrôles antidopage. Un deuxième saut à 17,24m laissait présager les plus grands espoirs pour la saison estivale à venir. Et ce malgré la forme étincelante affichée par le Cubain Pedro Pablo Pichardo, qui décidait de s’envoler dans le ciel de Doha avec un bond à 18,06m.

« Le seul truc qui va m’énerver, c’est la rééducation »

Puis vint le quatrième essai. Tamgho s’élance, déploie ses jambes, puis stoppe tout à coup sa course. Le tendon d’Achille vient de lâcher. Le Français s’effondre et grimace de douleur. « J’ai entendu un bruit, j’ai tout de suite compris que le tendon était rompu », confie-t-il à L’Equipe. Dans l’ambulance qui l’emmène à la clinique où il va de nouveau être opéré après deux graves blessures à la cheville et au tibia, le natif de Paris ne semble pourtant pas avoir perdu cette bonne humeur qui le caractérise. « Le seul truc qui va m’énerver, ce n’est pas l’opération, ça c’est cadeau j’ai l’habitude, mais c’est la rééducation. »

« Si mon corps dit stop, je n’insisterai pas »

Déjà revenu de tant d’épreuves, Teddy Tamgho sait que cette fois, un énième retour sera très compliqué. « Sachez que je ne me mentirai pas. Je ne veux pas me lancer dans une course pour les Jeux Olympiques de Rio si ce n’est pas une bonne chose pour moi. J’ai trop d’orgueil pour revenir si je ne suis plus capable d’être le meilleur. Si mon corps dit stop, je n’insisterai pas. Ce n’est que du sport, il ne faut pas l’oublier », ajoute le champion du monde 2013 dans les colonnes de L’Equipe ce samedi. Une lucidité admirable. A la hauteur du champion qu’il est encore pour l’instant.

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