Talamoni-Valls : un dialogue de sourds ?

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Le président d'Assemblée de Corse l'assure : La France est un pays ami.
Le président d'Assemblée de Corse l'assure : La France est un pays ami.

À quelques heures de sa rencontre prévue lundi 18 janvier à 17 h 30 avec Manuel Valls, le président de l'Assemblée de Corse, invité sur les ondes de France Info, n'a pas été avare en critiques sur la politique de la France vis-à-vis de la Corse. Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif de Corse, doit également assister à cette réunion.

Ne faisant pas mystère sur ses intentions, Jean-Guy Talamoni a annoncé qu'il comptait demander l'amnistie pour les « prisonniers politiques » corses. À en croire cette figure politique de l'île de Beauté, l'affaire Yvan Colonna est une affaire à « caractère politique ». Et, selon lui, la majorité des Corses sont en faveur de l'amnistie des prisonniers politiques.

Des lignes qui ne peuvent pas être franchies

Une requête qui a peu de chances d'aboutir tant Manuel Valls semble intransigeant sur la question. Invité le 23 décembre dernier sur le plateau de TF1, le Premier ministre avait déjà prévenu « que des lignes rouges » ne pouvaient pas être discutées : « L'amnistie des prisonniers politiques ? Il n'y a pas de prisonniers politiques. » Un avertissement qui ne semble pas refroidir l'élu corse. Jean-Guy Talamoni a assuré sur France Info qu'il serait prêt à aller jusqu'à Bruxelles « pour dire que la France, qui donne des leçons sur les Droits de l'homme au monde entier ne les applique pas pour ce petit peuple corse qui est placé sous sa...

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