Takata envisage de déclarer sa filiale US en faillite

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    par David Shepardson et Naomi Tajitsu 
    WASHINGTON/TOKYO, 4 novembre (Reuters) - Takata w7312.T> 
envisage de déclarer sa filiale américaine en faillite, le 
groupe japonais en grande difficulté restant à la recherche d'un 
repreneur après la succession de rappels de ses airbags 
défaillants, a dit à Reuters une source au fait du dossier.  
    Takata, conseillé par la banque d'investissement américaine 
Lazard  LAZ.N  dans sa recherche d'un investisseur financier, 
peine à assurer le remplacement de ses airbags défectueux qui 
auraient provoqué la mort d'au moins 16 persoonnes, 
principalement aux Etats-Unis.  
    L'ouverture d'une procédure de liquidation de la filiale 
américaine TK Holdings, qui représente près de la moitié des 
ventes du groupe, est une des options envisagées sans quelle 
soit imminente, a dit la source.  
    Takata doit au préalable sélectionner un repreneur, 
finaliser les termes de l'opération et parvenir à un accord avec 
les constructeurs auxquels il doit de l'argent, a précisé la 
source.  
    Le gaz utilisé pour le gonflement des airbags défectueux 
risque d'exploser à la suite d'une exposition prolongée à la 
chaleur en projetant des morceaux de métal dans l'habitacle. Une 
centaine de million de ces airbags défectueux ont fait l'objet 
d'une procédure de rappel dans le monde.  
    La cotation de Takata a été momentanément suspendue vendredi 
après des informations du quotidien nippon Nikkei selon 
lesquelles le groupe envisagerait la mise en liquidation de sa 
filiale américaine.  
    Takata a dit n'avoir aucun commentaire à faire sur ce sujet. 
    Le titre Takata, qui a perdu près de 90% de sa valeur depuis 
début 2014, a encore terminé en baisse de 1,75% vendredi à la 
Bourse de Tokyo.  
    Takata a toutefois relevé sa prévision de bénéfice net 
annuel à 20 milliards de yens (175 millions d'euros) contre 13 
milliards de yens annoncé précédemment, tablant sur des cessions 
d'actifs mais le chiffre n'intègre pas l'impact potentiel des 
rappels que le groupe n'a que très faiblement pris en compte 
jusqu'à présent.  
     Si Takata était considéré comme seul responsable de ses 
airbags défectueux, la facture des rappels réalisés jusqu'à 
présent pourrait atteindre jusqu'à 13 milliards de dollars, 
selon les estimations d'experts et de constructeurs.  
    Le groupe est aussi exposé à des poursuites judiciaires aux 
Etats-Unis.  
    Les constructeurs ont jusqu'à présent supporté le coût des 
rappels dans l'attente d'un accord sur un éventuel partage des 
responsabilités avec l'équipementier japonais.    
    Le producteur d'airbags japonais Daicel  4202.T  et 
l'équipementier suédois Autoliv  ALV.N , figurent parmi les 
repreneurs potentiel de Takata, ont dit des sources au fait du 
dossier.  
 
 (avec Chang-Ran Kim à Tokyo, Marc Joanny pour le service 
français, édité par Juliette Rouillon) 
 

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