Taïwan : l'offensive de charme de Xi Jinping

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Des partisans taïwanais du rapprochement avec la Chine, ici en 2009 (illustration).
Des partisans taïwanais du rapprochement avec la Chine, ici en 2009 (illustration).

Ils se donneront du « Monsieur Xi » et du « Monsieur Ma » pour prévenir tout faux pas. Le numéro un chinois Xi Jinping et son homologue taïwanais Ma Ying-jeou abandonnent leurs titres pendant quelques heures samedi, lors de leur rencontre historique, prévue à Singapour. Une entorse au protocole pour éviter au dirigeant chinois de reconnaître implicitement l'indépendance de fait de l'île rebelle, en donnant du « président » à son chef élu. Par courtoisie pour Ma, partisan du rapprochement avec Pékin, le nouvel empereur rouge jouera lui aussi la simplicité. La chorégraphie protocolaire de ce premier sommet depuis l'avènement de la Chine communiste en 1949 a été soupesée dans le moindre détail avant son annonce-surprise, mercredi. Le choix de Singapour, ville de culture chinoise, mais terrain neutre, vise à favoriser un rapprochement entre les frères ennemis. Un face-à-face sans précédent depuis l'entrevue entre Mao Tsé-toung et Tchang Kaï-chek, le chef de file des nationalistes du Kuomingtang (KMT), en 1945, à Chongqing.

L'enjeu est de taille pour l'avenir de la « grande Chine », et plus particulièrement de Xi Jinping. Depuis Mao, tout leader chinois est jugé sur sa capacité à effacer la déchirure historique, issue de la guerre civile entre communistes et nationalistes. Et l'horizon s'obscurcit de nouveau après plusieurs années de détente.

Appétits démocratiques

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